Julie, enceinte sous stérilet. #

Bonjour à toutes ! Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour vous partager l’incroyable histoire de Julie. Alors qu’elle est sous stérilet, elle tombe enceinte. Ne pouvant pas s’en douter une seconde, elle vit un déni de grossesse. Quand elle apprend qu’un bébé se cache dans son ventre, elle a du mal à y croire. Puis, petit à petit, avec amour, elle se prépare à l’arrivée de sa fille. Et enfin, elles se rencontrent. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir cette histoire incroyable :

Alors que Julie est sous stérilet, elle ne s'attend pas à tomber enceinte... Et pourtant, après un déni de grossesse, elle apprend qu'un bébé est bien là.

Chère Julie, avant de nous raconter comment tu as pu tomber enceinte sous stérilet, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Julie, j’ai 34 ans, je suis enseignante (professeur d’histoire) avec une formation d’archéologie. Mon mari, David, a 43 ans. Il a deux grands enfants : Romain, 15 ans et Kyara, 12 ans (porteuse d’un lourd handicap, une maladie chromosomique rarissime). 

Ensemble, nous avons deux petites filles: Laura, 3 ans et Marine, 1,5 ans (petite surprise pas prévue mais la plus belle surprise de ma vie).

Justement parlons-en de cette surprise… Dans quel contexte est-elle arrivée ?

J’ai souvent repensé aux circonstances de la grossesse de Marine, essayant de comprendre pourquoi je ne l’ai pas vue.

D’une part, j’étais sous stérilet hormonal (celui qui supprime les règles donc je ne me suis pas inquiétée de ne plus les avoir). D’autre part, au début de cette grossesse, nous avons traversé tellement de choses et de moments difficiles (le sommet ayant été l’hospitalisation de ma belle fille en mars, on a cru qu’elle n’allait pas survivre) que j’ai pensé à tout sauf à moi. Me pensant protégée et avec les soucis, je n’ai même jamais envisagé pouvoir être enceinte. Ça ne m’a traversé l’esprit à aucun moment.

À quel moment as-tu réalisé que tu étais enceinte alors que tu étais sous stérilet ?

Début mai, je suis allée faire mon contrôle thyroïdien trimestriel. Au moment où le médecin a reçu (par téléphone, face à moi) mes résultats, elle me dit « vous êtes enceinte »?

L’un des résultats de ma prise de sang était tellement aberrant que le chimiste du labo a demandé un test de grossesse.

Et qu’as tu ressenti quand tu l’as appris ?

Une énorme douche froide. L’impression que le sang quittait ma tête. Puis, l’impression que le monde autour de moi évoluait mais sans moi. J’étais complètement ahurie. Je suis ressortie du cabinet médical en larmes et en état de choc et j’ai immédiatement appelé ma gynécologue qui m’a reçue le lendemain à la première heure.

Je redoutais la réaction de mon mari (qui avait déjà cédé pour notre première fille car il ne voulait plus d’enfant).

En réalité, quand je suis rentrée et que je lui ai dit, il a éclaté de rire, m’a prise dans ses bras et m’a dit « mais on va se débrouiller, si il y a de la place pour 3 il y en a pour 4, ce n’est pas grave ». Non seulement il l’a super bien pris mais ça l’a rendu heureux.

Le lendemain, mon ventre était sorti d’un coup. Sous l’appareil à échographie on a vu que le bébé n’était même plus visible en entier. J’étais enceinte de 6 mois.

Il vous restait donc quelques mois avant son arrivée… Comment avez-vous géré cette période ?

On a eu 3 mois pour se faire à l’idée. Moi j’ai eu beaucoup de mal le premier mois, le temps d’accepter. L’avantage c’est que tous les tests et examens réalisés ne m’ont fait ni chaud ni froid, je me sentais peu concernée. Après, tout est redevenu normal, comme n’importe quelle grossesse.

Niveau matériel de puériculture, comme notre aînée n’avait que 19 mois à la naissance de sa sœur, on avait encore beaucoup.

Puis enfin l’heure de la rencontre… Comment s’est passé ton accouchement ?

Marine était prévue pour le 8 août. Comme elle ne se décidait pas, ma gynécologue a décidé de déclencher. Ayant déjà eu un déclenchement, je connaissais. Je savais exactement ce que je voulais et ce que je ne voulais pas (n’ayant pas eu de péridurale pour la première, il était indispensable à mes yeux d’en avoir une cette fois-ci… avec le recul, heureusement!)

Et comment s’est passé ce déclenchement ?

On a percé la poche mais je ne sentais pas les contractions. Donc ils m’ont ajouté une perfusion et les contractions sont arrivées. Ensuite, j’ai attendu sagement en marchant dans le couloir (avant la pose de la péridurale).

Pour mes deux accouchements tout à été très rapide. Ici, on a percé la poche vers midi, Marine est née à 17h. J’ai de la chance.

Mais ton bébé se présentait en siège. Qu’as tu ressenti quand ta sage-femme a appelé sa collègue ?

Elle a eu le bon goût de faire les choses très calmement pour ne pas m’inquiéter. J’avoue qu’à aucun moment je ne me suis dit « aïe, il y a un problème » alors que je suis de nature plutôt inquiète.

La gynécologue de garde a rappelé ma gynécologue. Elle est arrivée pile au moment de la pose de la péridurale. C’était parfait. C’est avec elle que j’ai discuté de la solution envisagée. Ayant déjà accouché et ayant une grande stature, j’ai pu opter pour la voie basse même sans avoir eu de radio du bassin.

Elle m’a expliqué les tenants et aboutissants d’un siège par voie basse (longue durée de la poussée, obligation de pousser quand elle me le dirait et départ au bloc immédiatement à sa demande en cas de souci). J’avais une confiance absolue en elle donc, aucun souci.

Pourquoi tu as préféré la voie basse ?

J’avais une peur bleue de la césarienne. Plus des séquelles en fait. Je suis sportive et je craignais d’avoir mal après avec la cicatrice.

Et après, comment s’est déroulée la poussée ?

Tout a été assez vite en fait. Après la pose de la péridurale, la poussée a commencé environ 1h plus tard. J’ai poussé 45 minutes dans toutes les positions dignes des meilleurs yogis (péridurale légère, topissime!).

Il y a eu un moment tendu. Je n’en pouvais plus et la deuxième gynécologue présente voulait passer au bloc. C’est ma gynécologue (dont je voyais quand même la mine inquiète) qui a fait le forcing pour que je puisse encore pousser une fois… la dernière. Et la petite est sortie. Il était moins une. 

Et quand tu l’as vu… Qu’as tu ressenti ?

Un amour immodéré et une évidence : elle DEVAIT être là. Je me sentais « complète ».

Et la question que tout le monde se pose : comment as-tu pu tomber enceinte sous stérilet ? Pourquoi n’avait il pas fait fonctionné ?

Au moment de la délivrance, quand le placenta est sorti, j’ai entendu ma gynécologue pousser un cri « oh c’est pas vrai… le stérilet ». La sage-femme à côté d’elle est presque tombée à la renverse. J’ai demandé à le garder (je ne sais pas exactement pourquoi, peut-être pour pouvoir prouver mon histoire aux sceptiques).

On n’a pas d’explication hormis le fait que mon mari et moi sommes probablement hyperfertiles et que la contraception pour nous ne fonctionne pas convenablement. C’est vrai que je suis toujours tombée enceinte immédiatement (dès l’arrêt de ma pilule la première fois, malheureusement finie en fausse couche et 2 mois plus tard pour ma fille aînée).

Et quel souvenir gardes-tu de cet accouchement ?

Un souvenir génial. Mais vraiment ! Autant je garde un mauvais souvenir de mon premier accouchement (qui ne s’est pas bien passé, j’ai énormément souffert et l’équipe médicale n’a pas été à la hauteur), autant pour celui-ci, je ne garde que du positif. Et un peu de fierté aussi, il faut le dire.

Pour finir, aurais-tu un conseil à donner aux futures mamans qui liraient ton témoignage ?

A celles qui font un déni de grossesse : vous êtes humaines, ne soyez pas honteuses, ça peut arriver à toutes les femmes et vous allez aimer cet enfant du plus profond de votre cœur.

A celles qui accouchent d’un siège par voie basse ou dont le bébé se présente en siège et qui ont la possibilité de choisir (malheureusement je sais que ce n’est pas toujours le cas): n’ayez pas peur. C’est un peu sportif mais ce n’est pas impossible. Je recommencerais sans aucune hésitation!!!

A toutes: vous êtes des guerrières, quelle que soit votre histoire !!!

Merci beaucoup Julie de nous avoir partagé ton histoire. C’est incroyable ! Tomber enceinte sous stérilet c’est quelque chose qui est très rare. Et ça fera partie de votre histoire pour toujours. Certains de tes mots résonnent encore dans mon coeur : “elle DEVAIT être là. Je me sentais complète”. Tes mots me bouleversent. Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

Si vous avez aimé ce témoignage, et que vous souhaitez en découvrir d’autres, rendez vous ici.

Et vous ? Quelle émotion vous a procuré ce magnifique portrait ? Pensiez-vous qu’il était possible de tomber enceinte avec un stérilet ?

enfance joyeuse blog parents futurs parents
Alors que Julie est sous stérilet, elle ne s'attend pas à tomber enceinte... Et pourtant, après un déni de grossesse, elle apprend qu'un bébé est bien là.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *