Carole-Anne et ses magiques souvenirs d’accouchement. #

Aujourd’hui c’est Carole-Anne qui nous raconte son accouchement. Elle souhaitait accoucher sans péridurale et puis le jour J, elle ne s’imaginait pas faire sans. Même si tout ne s’est pas passé comme elle se l’était imaginé, elle garde des souvenirs magiques de son accouchement. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce témoignage . ↓

Carole-Anne souhaitait accoucher sans péridurale. Le jour J, elle a eu besoin de la prendre. Malgré cela, elle garde de jolis souvenirs de son accouchement.

Bonjour, moi c’est Carole-Anne et mon conjoint, Adrien. Nous avons respectivement 30 et 29 ans et sommes en couple depuis presque 10 ans. 

J’ai eu une grossesse idyllique. Hormis la GROSSE GROSSE fatigue du premier trimestre, je n’ai pas vraiment eu de désagréments et une prise de poids raisonnable. J’ai eu la chance de pouvoir rester active tout le long. A 6 mois nous faisions de la randonnée en Suisses pendant nos vacances. A 8 mois et jusqu’à une semaine avant d’accoucher, je faisais encore des travaux de rénovation dans notre maison. 

Pour mon accouchement, idéalement, j’aurais voulu accoucher sans péridurale. J’avais pas mal lu à ce sujet. Mais je n’étais pas non plus opposée à la péridurale dans le cas où je verrai que je n’arrivais pas à gérer. Comme il s’agissait d’un premier bébé, je ne savais pas du tout a quoi m’attendre, que ce soit en terme de durée de travail ou d’intensité des contractions

Pour la préparation, nous avons choisi, en plus des cours de préparation classiques, des séances d’haptonomie. Nous n’avons vraiment pas regretté, ce qui a permis au papa de vraiment s’impliquer dans cette grossesse en communiquant avec bébé. En plus bébé était très réceptive lors des séances. J’avais souvent les larmes aux yeux lorsque je les voyait interagir à travers moi. 

Durant la grossesse, papa a été très impliqué et vraiment aux petits soins avec moi. Il m’a vraiment facilité la vie lorsqu’il pouvait et pris pas mal de choses en charge, notamment au premier trismestre quand j’étais au bout du rouleau. Je le voyais attentionné et j’aimais imaginer qu’il serait pareil avec bébé lorsqu’elle serait née. 

Le jour J, je n’ai pas vraiment eu a me poser de questions. Je me suis levée tôt comme d’habitude ces dernières semaines. Puis je suis retournée réveiller le papa en me recouchant un peu avec lui. Au moment où il s’est levé pour aller prendre une douche, j’ai perdu les eaux sur le tapis de la chambre en me levant. Bon.. c’était parti. 

Après avoir perdu les eaux, j’ai pris le temps de prendre une douche pendant que le papa préparait les dernières affaires. Il me “pressait” gentiment car nous avions 30 minutes de route. Dans ma voiture, j’étais étonnamment sereine. Le papa également alors que je pensais qu’il serait ultra stressé le jour J. Bon nous avons du faire demi-tour a mi chemin car nous avions tout pris sauf… Ma carte vitale. Indispensable. Petite rigolade sur le trajet donc puisque je n’avais toujours pas de contractions douloureuses. 

Arrivée a la maternité 1h30 après avoir perdu les eaux. J’ai été prise en charge dans la bonne humeur par une équipe au top. Petites blagues de leur part ce qui nous a permis de ne pas stresser. Pose du monitoring et début des choses sérieuses pour moi. 

Effectivement, 20 minutes après notre arrivée à la maternité, je suis presque instantanément passée de 0 contractions a des contractions toutes les 3 minutes. Intensité de la douleur ? A ce moment là j’aurais dis 7/10. J’étais dilatée a 3cm. Je commençais sérieusement à me dire que sans péridurale, je ne tiendrai pas, au moment même où une contraction plus forte que les autres m’a mis à la limite de vomir. OK j’étais à 3, en travail depuis même pas une heure et j’étais déjà presque au bout de mes limites. Déception.

L’équipe a cependant été très présente et très a l’écoute, essayait de me parler, de me détendre. La sage femme, une fois transférée en salle de naissance, me donnait des conseils. Elle m’a tout de même proposé la salle nature et m’a fait faire des exercices sur le ballon. Quand mon conjoint est descendu manger et que j’étais seule et figée sur mon ballon a cause de la douleur, c’est elle qui m’a aidée à me déshabiller, avec beaucoup de douceur. 

On ne m’a pas proposé la péridurale. C’est moi qui l’ai demandé quand je me suis rendue compte que de toute façon, je n’y arriverai jamais sans. Le travail avançait trop vite, même pour un premier bébé. Je n’avais déjà plus de repos entre les contractions. Et celles-ci étant arrivées d’un coup, je n’ai pas eu la chance de pouvoir “m’habituer” progressivement à la douleur. On m’a posé la péridurale a 4cm. Une heure après j’étais à 9cm. J’avoue que je me suis sentie libérée quand la douleur a commencé à s’estomper.

Pour la pose, j’étais ultra stressée. J’avais entendu tout et n’importe quoi et il ne m’était même pas venu à l’esprit que cela pouvait se dérouler sans encombres. Au final, je n’ai pas eu mal. J’ai été écoutée par l’anesthésiste pour la poser quand j’étais prête et tout s’est bien passé. Elle était dosée parfaitement. Je ressentait encore mes contractions mais sans la douleur qui va avec. Au top. 

S’en est suivi un grand moment de plénitude et sérénité. Je n’avais plus mal. Le travail avançait vite. Nous allions bientôt rencontrer notre bébé. 

4h après la pose, j’étais a dilatation complète. L’équipe nous a laissé 2h de plus puisque bébé allait bien afin qu’elle descende le plus possible dans mon bassin. Un plus m’a t’on dit qui me permettrait de fournir moins d’efforts au moment de la poussée. 

Est enfin arrivé le moment. On m’a installée. Dans la bonne humeur. Pas de Marathon ici puisque, après 10 minutes de poussée, on faisait la rencontre avec notre bébé. Il était 18h42, soit 8h30 après avoir perdu les eaux. Avant d’accoucher, je voulais absolument regarder lorsqu’arriverait la tête de mon bébé. Prise dans le feu de l’action, j’ai complétement oublié ce détail. Ce sera pour le prochain. Si j’y pense. 

Quand on m’a posé Salomé sur moi, grand moment d’émotion. Étonnamment, je n’ai pas pleuré. J’étais pourtant persuadée de verser ma petite larme au moment de notre rencontre. Ce qui m’a le plus importé a ce moment là ? Capter le premier regard que le papa poserait sur sa fille. Très émue. Notre famille pour la première fois réunie. 

Pendant qu’on faisait connaissance avec notre bébé, la sage femme s’est occupée de la délivrance du placenta, qui s’est faite dans les 2 minutes qui ont suivies la naissance. Elle nous a ensuite aidées à faire la tétée d’accueil. On ne nous a pas pressé pour faire les soins de naissance de bébé. On nous a laissé le temps, ce qui était véritablement appréciable. Nous avons même eu le droit a une petite séance “selfie” de nous 3 avec notre sage femme et notre auxiliaire. Joli souvenir qui est maintenant en bonne place dans l’album de bébé. 

Je n’ai pas l’impression d’avoir une quelconque légitimité à donner des conseils mais pour moi, je ne m’étais mis aucune pression quant au déroulement de la naissance. Ça m’a permis de ne pas être déçue si les choses ne se déroulaient pas comme prévu. Et malgré un souhait d’accoucher sans péridurale qui ne s’est pas réalisé, je garde néanmoins de magnifiques souvenirs de cette naissance. 

Merci beaucoup Carole-Anne d’avoir partagé ce moment si intense avec nous. Vous nous avez embarqué avec vous ! Alors merci pour ça.

Si vous souhaitez découvrir d’autres témoignages d’accouchements, rendez-vous par ici.

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Carole-Anne souhaitait accoucher sans péridurale. Le jour J, elle a eu besoin de la prendre. Malgré cela, elle garde de jolis souvenirs de son accouchement.

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