Marion et sa grossesse avec le syndrome des anti-phospholipides #

Aujourd’hui c’est Marion qui nous raconte son histoire. Atteinte du syndrome des anti-phospholipides, elle a pu donner la vie à son petit garçon. Elle revient alors sur toute sa grossesse : ses joies, ses peurs et ses craintes. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir son témoignage ↓

Aujourd'hui c'est Marion qui nous raconte son histoire. Atteinte du syndrome des anti-phospholipides, elle a pu donner la vie à son petit garçon. Elle revient alors sur toute sa grossesse : ses joies, ses peurs et ses craintes. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir son histoire.

Marion, pouvez-vous vous présenter vous et votre famille ?

Je m’appelle Marion , j’ai 32 ans je suis infirmière coordinatrice, je suis l’heureuse épouse de Thomas 34 ans et la maman du merveilleux petit Liam 18 mois !

De ce que j’ai compris, vous avez un passé gynécologique assez lourd…

Oui, j’ai un passé gynécologique qu’on peut appeler lourd , un papillomavirus plus communément Xander du col de l’utérus donc j’ai eu des traitements chimiothérapies orales, et une conisation.

 J’ai aussi fais 4 fausses couches … et un AIT (accident ischémique transitoire) à l’âge de 21 ans ! Suite à cela et lors d’une prise de sang, 10 ans après, on a découvert que j’avais une maladie auto immune qui se nomme le syndrome des anti phospholipides. C’est un syndrome assez rare mais qui est assez dangereux pendant la grossesse surtout.

Oh mince… Et ça fait quoi cette maladie ?

En fait il s’agit d’un maladie où la circulation sanguine n’est pas bonne. C’est un trouble de la coagulation qui crée des caillots spontanément dans le corps et donc pendant la grossesse ça pousse les artères utérines, donc fausses couches répétées et ça peut également, si le fœtus tient, être cause d’éclampsie, prééclampsie et naissance prématurée.

Qu’avez vous ressenti quand enfin, on a posé des mots sur ce que vous aviez ?

Le soulagement de savoir ce que j’avais.

Mais de la colère : pourquoi ? Pourquoi et encore pourquoi ?

De la peur aussi.

Mais mon conjoint a toujours été la et nous avons décidé de partir une semaine en vacances dans une île et revenir gonflés à bloc. 

J’imagine votre angoisse … Ce syndrome complique t’il la période des essais bébé ?

Je n’avais aucun souci pour tomber enceinte mais plutôt pour garder le bébé. Mais, étant très bien suivie, j’avais confiance.

Et puis, vous êtes tombée enceinte ! Quelle joie vous deviez ressentir ! Pour autant, le poids de la maladie devait être très dur… Qu’est ce que ca impliquait pour vous au quotidien d’être enceinte et malade ?

Pendant la grossesse les surveillances étaient plus que rapprochées déjà : toutes les semaines les 3 premiers mois et les 3 derniers et une fois par mois le 4/5 et 6ème mois. Je devais me faire des piqûres d’anticoagulants tous les jours 1 fois par jour et prendre de l’aspegic à faible dose tous les jours. Monitoring dès la 28ème  semaine, là où les autres sont surveillées à 34… Donc j’ai eu un gros suivi médical mais j’avais confiance dans les professionnels qui m’entouraient.

Et d’un point de vue psychologique ? Ça n’a pas été trop dur de se projeter dans cette grossesse ? De l’investir ?

Difficile au début, j’ai mis du temps à investir cette grossesse surtout que j’ai souffert d’hyperemese gravidique (je vomissais 10 fois par jour jusqu’à 5 mois ). Puis ensuite beaucoup de contractions et des peurs. Mais dès que j’ai senti mon bébé bouger : je savais que lui et moi on allait être réunis  et qu’on formerait une famille.

J’imagine que cela avait donc aussi des répercussions sur votre futur accouchement. Comment était ce prévu que vous mettiez au monde ce bébé ?

Pour l’accouchement je n’avais aucun plan : accouchement normalement déclenché car arrêt des anticoagulants avant pour éviter une hémorragie de la délivrance. La voie basse était indiquée donc ça devait être un accouchement plus ou moins normal. La seule chose c’est que je n’étais pas sure de pouvoir bénéficier de la péridurale.

J’ai suivi des cours de préparation avec mon conjoint. Nous avons choisi l’haptonomie on a adoré et ça été d’une grande aide le jour J et pendant toute la grossesse.

Et alors, le jour J : comment s’est passé votre accouchement ?

J’ai eu un accouchement de rêve : rapide. J’ai perdu les eaux donc pas de déclenchement une semaine avant la date prévue du déclenchement. Cela faisait plusieurs semaines que mon col était ouvert … Nous sommes partis à la maternité : une équipe formidable avec nous. Je souhaitais la péridurale mais en 45 minutes je suis passée d’une dilatation à 3 à une dilatation complète donc accouchement sans péridurale… Avec l’aide de l’haptonomie pour guider le bébé. J’ai aussi beaucoup respiré. Bref : génial ! 

Et la papa ? A t’il eu une place particulière dans ce moment là ? 

Oui complètement il était mon épaule sur lequel je pouvais m’appuyer quand je craquais. Disons qu’accoucher c’est quelque chose que l’on fait seule mais on n’est pas invincible… Et il a été mon invincibilité dans les moments où je n’y arrivais plus.

Et puis enfin votre bébé est arrivé… Qu’avez vous ressenti en le voyant  ? 

Mon dieu il est là : j’ai fait ça ! De l’admiration, de l’amour, quelque chose d’indescriptible. Il était beau tout petit pas du tout abîmé c’était notre fils !

Ca a du être magique ! Et le postpartum, y a t’il eu des complications du fait de votre maladie ?

Non aucune complication… Juste encore des piqûres pendant 1 mois puis arrêt. Le plus dure en fait c’est le fait de me rendre compte que cette grossesse était à risque et que même si je le savais j’étais dans ma bulle dorée et tout est retombée lors du post-partum.

Pour finir, auriez vous un conseil ou un message a faire passer aux futures mamans qui liraient ce portrait ?

Croyez en vous. Profitez des moments… Et surtout que la lumière est au bout du tunnel que vous êtes des femmes fortes !

Merci infiniment Marion pour ce partage. Grâce à toi, je suis certaine que des femmes atteintes de ce syndrome des anti-phospholipides vont reprendre confiance. Et ça, redonner cet espoir, ça n’a pas de prix ! Alors merci !

Si vous souhaitez découvrir d’autres témoignages d’accouchements, rendez vous par ici.

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Aujourd'hui c'est Marion qui nous raconte son histoire. Atteinte du syndrome des anti-phospholipides, elle a pu donner la vie à son petit garçon. Elle revient alors sur toute sa grossesse : ses joies, ses peurs et ses craintes. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir son histoire.

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