Louise, une grossesse idéale et un postpartum difficile. #

Bonjour à toutes ! Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager l’histoire de Louise. Alors qu’elle vivait une grossesse de rêve et qu’elle se sentait plus épanouie que jamais, son accouchement ne s’est pas déroulé comme elle se l’était imaginé. Suite à tout cela, elle a traversé une phase de brouillard opaque : une dépression lié au traumatisme qu’a représenté cette naissance pour elle. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce témoignage rempli de force. ↓

Quand Louise apprend sa grossesse : elle est aux anges. Après 9 mois idylliques, elle vit un accouchement difficile et un postpartum compliqué.

Un beau samedi matin de juillet 2018 je fais le test. Quasi sure du résultat. Je suis enceinte ! Ça y est. Quelques petits mois que nous l’attendions! Je le dis en pleurant à mon chien qui ne comprend pas trop !

Puis à mon mari avec un petit dessin. Nous sommes heureux !!!! En avril, notre bébé sera là.

Une grossesse de rêve. Pas une nausée juste un peu de fatigue au début.

J’avais hâte d’être enceinte pour vivre cet état et ça a été à la hauteur de mes rêves. J’ai adoré tous ces 9 mois partagés. Je ne me suis jamais sentie aussi belle. J’ai arrêté de travailler 3 semaines avant le terme j’étais en super forme. Je fanfaronnais avec mon ventre remplie de joie et de bonheur. Nous espérions une fille. On nous l’a confirmé dès la première écho! Joie décuplée !! Et j’avais aussi envie d’accoucher. Et par accoucher j’avais envie de vivre ce moment de pousser ça ne me faisait pas peur ça me fascinait. J’imaginais mon mari à mes côtés accueillir l’arrivée de mademoiselle et être fière de ce travail que j’allais accomplir. 

5 jours avant le terme, j’ai ressenti des douleurs type contractions mais pas très fortes. J’ai appelé la maternité qui m’a dit de prendre un bain. Ça n’a pas changé grand chose. Du coup vers 15h nous sommes partis. Le travail n’avait pas du tout commencé. Ils m’ont dit de rentrer et de marcher. Puis ils m’ont dit qu’ils allaient quand même faire un monitoring et le début de la suite à commencé. Finalement vers 18h une gynéco nous a dit qu’il y avait un trouble du rythme du bébé. On ne comprenait pas trop. Ils ont fini par nous dire qu’ils allaient me garder et déclencher le lendemain car on était près du terme et que ce problème de rythme ne devait pas durer. Petite claque. Déclenchement. Mais ça va. Demain bébé sera là. Je suis sereine.

La nuit a été affreuse. Énormes contractions. Le lendemain matin nouvelle écho : le travail n’a pas bougé et le rythme est toujours mauvais. On rentre en salle d’accouchement pour le déclenchement. Je suis toujours sereine.

On me fait me tourner dans tous les sens pour que le rythme soit le moins mauvais possible. Ils tentent de faire une prise de sang dans le crâne du bébé. La première sage femme n’y arrive pas. La seconde y parvient. Les résultats sont bons à ce que je comprends. Il doit être 15h20. Je reste sereine. La gynéco revient. Il est 15h25 elle regarde le monito et annonce « code rouge on passe au bloc ». A ce moment là j’ai regretté tous les babyboom que j’ai regardé. Je sais ce qu’est un code rouge. C’est la descente aux enfers. En 3 minutes je me retrouve dans ce bloc en larmes. Je suis morte de froid. Je grelotte. J’ai peur. Je suis si triste de ne pas avoir à pousser comme j’en rêvais.

Pour le côté médical j’ai eu un décollement placentaire, complication rare et sévère de la grossesse qui n’était pas prévisible. Alors … en cas de doute sur une douleur mieux vaut consulter !

Il est 15h52, ma fille va très bien. Son papa va s’occuper d’elle.

Je suis, malgré ce froid, soulagée. Je demande si je peux voir le placenta (j’avais envie de voir à quoi ça ressemblait). Elle m’annonce que ce n’est pas possible car je suis en train de faire une forte hémorragie. Bim.

Salle de réveil. Je suis morte de fatigue d’angoisse. Rien ne va plus. On m’amène mon bébé. Je suis sans doute heureuse mais je n’arrive pas à le ressentir. Je suis vidée.

Les jours qui ont suivi ont été horribles. Je ne savais pas ce qu’impliquait une césarienne. Quand j’ai essayé de me lever je suis tombée dans les pommes. Je ne pouvais pas m’occuper de mon bébé. Je passais du stade femme enceinte heureuse en forme et épanouie à maman claquée au fond du sceau.

Les premières semaines ont été compliquées. J’aimais ma fille mais je n’arrivais pas à être heureuse. Avec le recul je pense vraiment avoir fait une dépression (tristesse continue sur la journée angoisse..). D’ailleurs, après avoir parlé avec un médecin de tout ça, elle a posé un « diagnostic » et tout mon ressenti et mes angoisses …C’était ce que l’on appelle un syndrome de stress post traumatique.

Je pensais ne jamais arriver a bien m’occuper d’elle. Et puis je pense qu’au bout de 2 mois j’ai remonté la pente. Chaque jour je me sentais mieux. Maintenant je n’arrive quasiment plus à réaliser ce que j’ai vécu. J’aime ma fille infiniement j’adore passer du temps avec elle. Échanger…

J’ai parlé de tout cela une fois que ça allait mieux mais pas pendant. Ça a été une erreur. Et maintenant je prends soin de mes copines enceintes ou qui viennent d’avoir un bébé. Parcequ’au delà de l’apparence, ce n’est pas forcément facile au début.

Merci Louise d’avoir partagé ton histoire avec nous. La maternité c’est souvent comme les montagnes russes. On peut monter très haut, comme ça a été ton cas durant toute ta grossesse. Et parfois, descendre très bas, comme ce que tu as vécu lors de ton accouchement et de ton postpartum. Et il n’y a aucune honte à avoir. Je rebondis sur ta conclusion : si vous ressentez tous les symptômes d’une dépression postpartum ou d’une angoisse du postpartum (j’explique la différence ici), n’hésitez pas à en parler autour de vous.

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Quand Louise apprend sa grossesse : elle est aux anges. Après 9 mois idylliques, elle vit un accouchement difficile et un postpartum compliqué.

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