Stephanie : fonder sa famille grâce à la PMA.#

Aujourd’hui c’est Stéphanie qui nous raconte son parcours pour tomber enceinte. Après 4 ans d’essai et un parcours médicalisé, elle tombe enfin enceinte et peut profiter pleinement de sa grossesse. Elle nous raconte aujourd’hui toute son histoire de la PMA à la création de sa famille en passant par la rencontre tant attendue avec ce bébé si désiré. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce témoignage ↓

Après 4 ans d'essai et un parcours PMA, Stéphanie tombe enceinte et elle peut enfin profiter de sa grossesse. Elle nous raconte toute son histoire.

Alors voilà ma petite histoire pour devenir maman.
Avec mon chéri depuis 5 ans, nous décidons d’avoir un bébé. Pour certain, c’est si facile et rapide, pas de question à se poser, pour d’autres le chemin est plus long et difficile.
La PMA est un parcours difficile autant physiquement que moralement. On passe par pleins d’humeurs différentes suivant ou nous en sommes dans le cycle de traitement.

Après 1 an et demi en essai BB1, premier Rdv PMA. Examen nickel, apparemment ça allait. 3 iac qui n’ont rien donné. Puis on se lance dans la FIV. Piqure à heure précises, médicaments et tout le tralala. 1ère Fiv qui a donné finalement 5 embryons. Mon moral était au beau fixe! J’y croyais, on allait enfin pouvoir y arriver! 1ère insémination: petit positif, l’embryon n’a pas tenue. La, c’est la désillusion, le moral au plus bas, mais je me remobilise vite et garde espoir! Je me dis que la prochaine ca sera la bonne. Décongélation des 4 embryons qui restaient pour insémination, entre ceux qui n’ont pas survécu et ceux qui restaient, les 2 ia n’ont rien donné. Je n’y croyais qu’à moitié, en général une insémination d’embryons frais a un meilleur taux de réussite. 2eme Fiv, tout comme la 1ère, 3 embryons. 1ère insémination: petit positif, l’embryon n’a pas tenu. ……. L’insémination suivante n’a rien donné. Puis nous avons fait (et payé), une étude sur Paris qui s’appelle matricelab. Bingo, ils ont trouvé que j’avais une immunité excessive ce qui pouvait expliquer que les embryons ne tenaient pas. A l’aide de 2 médicaments supplémentaires, le taux d’immunité a baissé.

3ème fiv, stimulée a fond (plus que les 2 premieres) pour essayer d’avoir le maximum d’embryons viables. Finalement, il en restait qu’un. La déception et le stress se faisait sentir! Il nous restait que 2 essais! D’après le biologiste cet embryon était superman!! Puis après tout, ” il suffirait d’un seul embryon pour tomber enceinte ” et avoir notre bébé tant attendu!
Alors nous avons gardé confiance et espoir. Tout les matins, je disais à ce petit embryon, à ” notre petit asticot ” de s’accrocher, qu’on était la et que tout irait très bien.
On s’était dit que 2018 c’était notre année …

En effet il s’est trouvé que cet embryon n’était pas superman mais superwoman ! Quand j’ai lu le résultat de ma prise de sang, je n’y croyais pas. Je me suis déconnectée et reconnectée sur le site, j’avais l’impression d’halluciner. Ça ne pouvait pas être vrai! Ils avaient du se tromper de nom…! Presque 4 ans pour enfin réaliser notre souhait le plus cher.
Alors voilà, après quelques larmes de joie, j’avais du mal à réaliser, j’avais peur de trop me projeter pour ensuite avoir une trop mauvaise nouvelle. Je faisais vraiment attention au moindre geste, à ne pas faire trop d’effort. J’étais enceinte de 1 mois lorsque j’ai eu un décollement du placenta… alors on m’a mise au repos pendant 2 semaines avec des piqures tous les jours. Tout est rentré dans l’ordre. Ma docteur m’avait proposé de me suivre de près si ça pouvait me rassurer alors j’ai bien évidemment accepté. Je redoutais chaque rdv pour ensuite être rassurée dès que j’entendais ces petits ” boum boum ” du cœur de mon bébé. Bébé grandissait bien, tout allait bien. Début novembre, on apprend qu’on va avoir une petite fille. Plus ça allait et plus j’arrivais à me projeter. Je commençais à sentir ma fille me donner des petits coups, ce qui me rassurait énormément. Enceinte de 5 mois, je me réveille dans la nuit, une douleur intense au ventre… un saignement! Dans la nuit froide d’un mois de décembre, les yeux humides, on part d’urgence à l’hôpital! Je ne sentais pas ma fille bougeait… le stresse certainement ! Arrivée la bas, on me branche au monitoring, quel soulagement lorsque j’entends les battements constants du cœur de ma fille! Les autres examens ne révèlent aucun problème.

1 semaine après(21 décembre), j’avais mon rdv de contrôle à l’hôpital avec ma gynéco. Je me languissais de voir ma fille. Je rêvais d’avoir un joli profil. Je raconte à ma gynéco, l’épisode de la semaine dernière. Personne ne l’avait mise au courant. Elle décide de me faire un examen un peu plus poussé. Et la, c’est le choc, elle m’annonce qu’elle m’hospitalise de suite, pour cause de col très court et mou… je suis restée forte jusqu’à sortir du cabinet pour aller attendre mon magnifique fauteuil roulant. J’ai craqué une fois de plus… j’avais le cœur en miette et j’avais peur! Je n’étais enceinte que de 5 mois et demi.
Je reste sous surveillance dans cet hôpital pendant 3 jours, pour finir par être transférée d’urgence le 24 décembre, dans un autre hôpital plus apte à m’accoucher si besoin. Finalement, 3 jours après, tout c’était stabilisé. Ils m’ont laissé rentrer chez moi, je devais rester alitée, avec une surveillance à domicile.
Je ne faisais aucun effort, les monitorings étaient bons, aucunes contractions, au top! On va y arriver!
Enceinte de 6 mois, le 9 janvier, mon ventre devient dur d’un coté, notre petite princesse devait s’étirer. Ca tirait fort sur ma peau… désagréable mais pas douloureux.

Le 10 janvier, ma sage femme me dit que ce sont des contractions…
Nous finirons par partir à la maternité le soir même. J’étais triste et stressée. Je n’avais pas mal mais c’était beaucoup trop tôt! J’arrive la bas, on nous annonce que ma fille est estimé à 1,300kg. Je faisais que répéter que je ne voulais pas accoucher, que c’était trop tôt! ” Mais, ça ne se contrôle pas Madame, ne vous inquiétez pas tout ira bien! Elle est en pleine forme votre fille”
Pose de la péridurale, contractions régulières légèrement douleureuses, col ouvert à 4cm, c’est pour ce soir! Injection du magnésium pour protéger le cerveau de bébé… finalement, les contractions s’arrêtent. Après avoir passée 3 nuits en salle d’accouchement sur un lit trop dur, branchée à la péridurale et attachée par une perfusion sans pouvoir me lever, on me relâche en chambre seule. On m’annonce que je ne tiendrais pas la semaine…

Les jours passent et rien ne se passent. Il se ressemble tous: monitoring journalier, toilette, plateau repas, sieste de l’après-midi devant les films redondants de Noel et visites de mon chéri qui venait tous les soirs. Le week-end, j’avais de la famille qui venait me rendre visite et mon chéri qui dormait vendredi et samedi soir dans mon nouveau studio. Je parlais beaucoup à ma fie aussi, en lui disant qu’on allait y arriver! Qu’il fallait qu’elle reste encore au chaud. On s’occupait bien de moi, les sages femmes étaient attentionnées et à l’écoute. ” Chaque jour compte, tous les jours de gagnés sont une victoire ! ” je me rattache à ces mots… tous les jours c’était ” +1 jour ! ” pour arriver à ” + 1 mois! “

Ce dimanche 10 février, mon chéri était rentré à notre “vrai” appartement ce fameux dimanche vers 13h30. Je m’étais reposée toute l’après-midi.
Ce dimanche 10 février 2019 à 18h09, notre vie était sur le point de changer pour notre plus grand bonheur. Je me souviens encore de cet instant… j’avais peur parce que c’était encore bien trop tôt mais je ressentais aussi une joie immense de pouvoir enfin te serrer dans mes bras.
Je découvrais cette salle bleue. Je la connaissais déjà, j’y avais passé quelques jours 1 mois auparavant. Mon chéri avait même passé plusieurs nuits sur ce fauteuil un peu trop dur.

Mais ce soir là, à 18h09, ce n’était qu’une question d’heures. On y était, c’était le jour J, le jour où on allait enfin se rencontrer, ou nous allions faire la plus belle rencontre de notre vie. Col dilaté à 9cm… comment vous dire que j’ai dû drôlement insister pour avoir la péridurale, j’avais tellement peur d’avoir mal… même si je ne ressentais aucune contraction, aucune douleur, j’avais peur de sentir la douleur lorsque ma fille allait descendre dans le bassin. Nous avions beaucoup de chance, nous avions 3 sages femmes rien que pour nous, ” c’est un soir très calme “.

Mais voilà que le stress et la peur m’envahissent. Est ce que je vais y arriver ? Je n’avais pas pu faire de préparation, je ne savais pas faire… ” Mais Madame, personne ne sait faire jusqu’au moment venus. Ne vous inquiétez pas, vous allez y arriver, tout se passera très bien “. Alors je me suis raccrochée à ces quelques mots ” je vais y arriver et tout ira très bien “, je n’en n’étais pas persuadée mais je savais que je ferais tout pour que tu sois en pleine santé et que je donnerai le meilleure de moi même pour qu’enfin nous puissions te serrer dans nos bras.

Les heures passent et rien ne se passe, les contractions se sont arrêtées sous les effets de la péridurale. Mon chéri a faim, eh oui je l’ai appellé à 18h10, pour lui annoncer que c’était aujourd’hui. Et, il est venus nous rejoindre. Du coup, il va s’acheter une friandise ( un lion plus exactement ! ) et il peut même boire ! Tandis que moi, je n’ai droit qu’à aspirer, de temps en temps, l’eau de cette pauvre compresse toute desséchée…
Minuit passe, ma fille n’est toujours pas là, cette fois c’est sure, le 11 février sera notre jour.
Quelques minutes plus tard, après un effort intense ( oui ce n’est pas du tout comme dans les films ), à 00h54, ma fille a poussé son premier crie. Tout allé très bien, elle pesait 2kg160 pour 43cm. On l’a déposé sur moi, elle s’est apaisée, j’ai attrapé sa petite main. J’ai pu constaté qu’elle avait des petits bourrelets!

A cet instant, nous étions tous les 3 dans notre bulle. Alors les larmes ont coulé sur mes joues. Je me souviens de ses petits yeux qui me fixaient. Elle ne voyait certainement pas grand chose mais nous étions en admiration devant elle: ses petits yeux, sa petite bouche et son si petit nez. Elle était là, dans mes bras, avec nous, notre merveilleuse petite fille.
Ensuite, le pediatre a amené ma fille en salle d’examen pour faire tous les examens qu’il fallait. Nous étions dans l’attente qu’il nous confirme que tout allait bien.
Quelques minutes plus tard, il nous confirme que tout est parfait, mon chéri part rejoindre notre fille, le temps que les sages femme qui m’ont accouché s’occupe de moi… mais voilà, que je faiblis de plus en plus, je me sens partir… ma tension chutait. Je pouvais entendre les interrogations des sages femmes, qui n’avaient pas d’explications. Je ne contrôlais plus rien. Je me disais ” Tu ne peux pas abandonner, ouvre les yeux, ta fille est la, elle va bien! Elle a besoin de toi! Ils ont besoin de toi!! ” Je ne me rappelle pas clairement de tout, je sais que ma tension a remonté, et j’ai récupéré petit à petit. Mon chéri faisait des aller-retours et me montrait des photos de notre jolie petite fille.

3h plus tard, après une petite collation avalée à toute vitesse, nous rejoignions notre fille… sous mes doigts maladroits, je les serrais contre moi, nous étions 3 et nous venions de vivre le plus merveilleux des instants, nous venions de vivre le plus beau jour de notre vie.

Par la suite, nous avons passé 17 jours en service néonatologie. Dont 4 nuits à la maternité et ma fille en néonatologie. 3 nuits où j’ai du rentrer chez moi, coupable, en pleure. .. sans ma fille… il n’y avait pas de chambre mère/enfant de libres. J’arrivais à l’hôpital à 7h30 et je repartais vers 23h. C’était tellement dur de la laisser… Les puéricultrices s’occupaient bien de nous.
Le lundi, des chambres se libéraient, le medecin en chef m’en propose une que j’accepte bien évidemment!
J’avais un nouveau studio, nous avions retrouvé le même rythme que le mois précédent.
Nous sommes rentré tous les 3 à la maison le 28 février.

Et aujourd’hui, ma fille va avoir un an… déjà ! Le temps passe tellement vite. Cette grossesse aura été pleine de péripéties mais tout s’est bien terminé. Je garde précieusement en mémoire, chaque instant, chaque souvenir que j’espère garder à jamais.

Toujours garder espoir, toujours y croire!

Merci beaucoup Stéphanie pour toutes ces ondes positives qui vont donner beaucoup d’espoir à beaucoup de femmes je pense ! Oui, on peut créer sa famille même si on a des difficultés grâce à la PMA. Je vous souhaite beaucoup de bonheur !

Si vous souhaitez découvrir d’autres témoignages de femmes en essais ou ayant enfin eu leur bébé, rendez-vous par ici.

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Après 4 ans d'essai et un parcours PMA, Stéphanie tombe enceinte et elle peut enfin profiter de sa grossesse. Elle nous raconte toute son histoire.

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