Accoucher et aimer ça : l’histoire de Marie. #

Aujourd’hui c’est Marie qui nous raconte son accouchement. Elle avait une idée assez précise de ce qu’elle souhaitait pour la naissance de sa fille… Et puis tout ne s’est pas passé comme prévu. Mais qu’importe ! L’amour l’a emporté. L’amour toujours… Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse découvrir ce magnifique témoignage ↓

Accoucher et aimer ça. C'est Marie qui nous raconte son accouchement. Tout ne s'est pas passé comme prévu mais l'amour l'a emporté. L'amour, toujours.

Avant mon accouchement (qui était mon premier), mon conjoint et moi-même, nous avons suivi des séances de préparation à la naissance (haptonomie) car je souhaitais qu’elle soit la plus naturelle possible bien que prévue en milieu hospitalier (gros stress et questionnements pour ma part, vont-ils respecter mes volontés ?)

Après une première nuit blanche avec de fausses contractions la nuit de jeudi à vendredi, c’est le vendredi vers 23h que le travail a réellement débuté.
J’ai effectué toute la première partie du travail à domicile comme je le voulais. Nous avons démarré le samedi vers 12h30 pour l’hôpital (situé à 45 minutes de notre domicile) car les contractions devenaient régulières (du moins c’est l’impression que j’avais).

Arrivée à l’hôpital, col effacé, dilatation à 1cm, contractions régulières, yes c’est parti, je vais enfin pouvoir rencontrer notre bébé. Je commence donc l’homéopathie qui m’a été conseillée en suivi prénatal.
Après deux heures de ballon, pas d’avancement malgré des contractions de plus en plus fortes (frustration…).
N’habitant pas à côté de l’hôpital, la sage-femme me propose d’aller chez mes parents qui habitent à 10 minutes de l’hôpital (youhou trop envie d’être avec eux à ce moment précis…) ou bien d’aller au centre commercial (j’imaginais mal me tordre de douleur dans les rayons…).

Bref, du coup, nous décidons d’aller promener dans un parc (il fait froid, impossible d’effectuer des massages dans le bas du dos par cette température). Il devient difficile de marcher tellement les douleurs sont de plus en plus intenses (même les passants s’arrêtent et nous demander si tout va bien, quelle aventure !).

Nous retournons donc à l’hôpital deux heures plus tard (ne sachant pas quoi faire…). L’examen indique que rien n’a bougé en 5h… difficile de garder son calme et sa sérénité mais je reste positive. La sage femme propose quand même d’aller en salle de travail (elle non plus, ne sait pas quoi faire ce qui ne me rassure pas vraiment). Après un peu de ballon, je glisse dans un bain bien chaud. Cela fait du bien dans un premier temps puis au bout d’1h30, je ne tiens plus, les contractions sont puissantes. J’ai l’impression d’être dans un état secondaire, sauvage voire bestial…

Le travail a commencé il y a 19h30 et je commence à être fatiguée. Je me résous à demander la péridurale… Je ne souhaitais pas de péridurale car je voulais vivre ce moment, sentir en moi les sensations qui permettent de pouvoir laisser venir au monde ma fille le plus naturellement possible.
L’examen montre que je suis enfin à 8 cm, alléluia ! Je précise que je souhaite ne pas être sous péridurale pour la poussée, l’anesthésiste me dit qu’elle en tiendra compte dans le dosage… 21h30 se sont écoulées depuis les premières contractions, je respire enfin, soulagée, je me repose un peu pendant deux heures. Il est 22h30, je suis enfin à dilatation complète, je vais pouvoir pousser. Ce qui est génial, c’est que j’ai récupéré les sensations comme je le voulais ! Je sens chaque contraction, ce qui me permet de pousser au « bon » moment. Pour m’aider, la sage-femme utilise le miroir, je vois le sommet de son crâne, elle arrive… malheureusement, sa tête reste coincée à ce niveau de longues minutes malgré les poussées. La gynécologue m’informe qu’elle va devoir utiliser la ventouse… Comment ça la ventouse ?! Ce n’était pas dans mon projet du tout…
Ça m’a tellement donner de force que notre fille est sortie sans aide matérielle finalement. Son papa l’attrape et la pose sur moi…

Ah ce calme après la tempête… quelle douceur… je plonge mon regard dans ses yeux et elle, dans les miens…
nous nous rencontrons enfin ma chérie.

J’ai ressenti beaucoup d’émotion (merci à mon conjoint d’ailleurs pour une photo qui traduit parfaitement mon ressenti à ce moment-là et qui me donne encore des frissons) J’ai ressenti de la joie, celle de pouvoir enfin mettre un visage sur notre bébé avec qui je communiquais énormément pendant la grossesse. Et surtout, j’étais remplie d’amour…

Le peau à peau a duré deux heures, papa en a profité aussi, c’était notre souhait qu’il soit dès le départ en contact avec elle pour mettre une relation triangulaire (papa, maman et moi).
J’étais aux anges, prête à recommencer… que dis-je, j’ai hâte de recommencer !

Merci beaucoup Marie d’avoir partagé ce moment si intense avec nous. Je vous souhaite beaucoup de bonheur… Et un nouvel accouchement tout aussi beau que celui-ci alors 😉 !

Si vous souhaitez découvrir d’autres témoignages d’accouchements, rendez-vous sur cette page.

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Accoucher et aimer ça. C'est Marie qui nous raconte son accouchement. Tout ne s'est pas passé comme prévu mais l'amour l'a emporté. L'amour, toujours.

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