Préparer la séparation avec mon ainé(e) lors de mon accouchement.

Bonjour tout le monde ! Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui pour aborder une nouvelle fois la question de l’arrivée d’un nouvel enfant dans vos vies. Je sais que ce n’est pas évident de savoir comment parler de son accouchement avec son ainé(e). Pour autant, les enfants sont souvent confiés à ce moment là et il est important pour eux de savoir ce qu’il va se passer durant cette séparation car ce n’est pas rien ! Quand il vous reverra, vous serez avec le bébé. Mais alors, comment l’accompagner ? Comment lui expliquer ? ↓

Préparer la séparation avec mon ainé(e) lors de mon accouchement.

Une préparation indispensable.

Durant toute votre grossesse, vous avez dû faire des choix et prendre des décisions de manière à préparer votre ainé(e) à l’arrivée de ce nouvel enfant. Vous avez notamment réfléchi à la manière la plus appropriée de lui faire votre annonce. Puis, au fil des mois, vous avez échangé ensemble sur l’arrivée future du bébé dans vos vies.

Il me semble donc tout à fait normal que vous le prépariez également à ce que l’accouchement va vous réserver. Pour vous préparer à ce moment, je vous invite à discuter avec votre ainé(e), durant la grossesse, de ce qu’il va se passer pour vous à l’accouchement. 

Lui parler de ce que signifie l’accouchement.

Tout d’abord, il me parait adapté d’utiliser des mots clairs et simples lorsque vous parlez de ce que l’accouchement signifie. Bien évidemment, ces mots seront à choisir en fonction de l’âge de votre enfant. Il est important qu’il comprenne que vous allez vous absenter et qu’à votre retour, le bébé ne sera plus dans votre ventre mais dans vos bras. Le processus de la naissance pourra être mis en mots si ce phénomène lui pose question. Il est vrai, qu’en tant qu’adulte, on a intériorisé la question de la naissance, de l’accouchement. Pour un enfant, ce travail de l’esprit est bien plus dur à faire.

N’hésitez pas à vous aider de livres jeunesse qui peuvent expliquer la naissance. Je pense également au livre « la naissance » de Catherine Dolto. Ou bien, pour les plus petits, il y a livres de Jeanne Ashbé « Et dedans il y a… » suivi de « Et après il y aura… ». 

Lui expliquer où vous partez.

Il me semble également important de lui expliquer où vous allez séjourner. Si vous avez décidé de mettre au monde ce nouvel enfant dans la chaleur de votre foyer, la question de la séparation ne se posera pas ou très peu. En effet, avec les accouchements à domicile, il est fréquent que l’ainé(e) rencontre le bébé assez rapidement soit parce qu’il est dans une pièce non loin soit parce qu’il reviendra très rapidement dans le foyer auprès de ses parents. 

En revanche, si vous allez accoucher dans un lieu extérieur, vous passerez certainement quelques jours à la maternité.

Si vous savez que vous allez vivre une césarienne, ce laps temps pourra être prolongé. Ainsi, n’hésitez pas à lui expliquer que vous allez être séparés quelque temps.

N’hésitez pas à lui expliquer ce que signifie « la maternité » ou « la maison de naissance » par exemple. Il me semble que le choix des mots est important. Je vous conseille donc de parler de « maternité » plutôt que d’ « hôpital » par exemple. J’ai bien conscience que les maternités se trouvent dans des hôpitaux, en revanche, ce terme peut faire peur car synonyme de maladie, de douleur voir parfois de mort.

Pour votre enfant, savoir que vous êtes à l’hôpital peut donc être compliqué pour lui à gérer. Je pense qu’il est plus facile de parler alors de « maternité » tout en expliquant concrètement ce que c’est. 

Temporaliser cette séparation.

Je pense qu’il est fondamental de parler également de la temporalité. Là encore, même si la notion de temps est vécue différemment par les enfants que par les adultes, il faut pouvoir y mettre des mots. Vous pouvez notamment parler du fait qu’on ne sait jamais à quel moment l’enfant va venir au monde.

La date de l’accouchement est rarement prévue à l’avance. Ainsi, n’hésitez pas à dire à votre enfant que vous ne savez pas encore à quel moment vous allez devoir partir à la maternité. Il me semble important de mettre l’accent sur le fait que la naissance reste « une surprise ». En revanche, vous pouvez décider de prévenir votre enfant de votre départ. Et ainsi le prévenir quand vous ressentirez les premières contractions. Cela l’aidera certainement à se sentir apaisé pour la séparation à venir. 

Bien sûr, si vous avez une césarienne programmée, alors la question est différente. Vous pourrez alors expliquer à votre enfant les éléments de cette naissance à venir, si vous le souhaitez et s’il vous questionne également.

Vous pouvez également décider de lui offrir une frise du temps pour qu’il se représente le temps qu’il va passer sans vous. Cet outil visuel le rassurera très certainement. Pour la réaliser, vous pouvez représenter une flèche qui va vers la droite. A gauche de celle-ci, c’est le premier jour de votre séjour à la maternité : le jour du début du travail. Sur la droite, il y a le jour où vous rentrerez à la maison. Même si vous ne savez pas exactement le nombre de jours exacts que vous allez rester là-bas, n’hésitez pas à demander au personnel soignant la durée moyenne d’un séjour. Il ne vous reste alors plus qu’à diviser cette frise par le nombre de jours que vous allez passer à la maternité.

De là, il pourra faire bouger votre photo (par exemple) qui sera accrochée sur la frise avec de la pâte-à-fixe d’un jour à l’autre. Vous pouvez notamment le faire compter en nombre de « dodos » qui vous séparent. Cette notion est souvent mieux assimilée par les jeunes enfants. Si son papa rentre tous les soirs à ses côtés, ils pourront alors le faire ensemble.

Dans tous les cas, cette frise devra être adaptée par l’adulte qui accompagne votre ainé(e) si votre séjour se voit rallongé. Il sera alors nécessaire de poser des mots et de lui expliquer les aléas que vous rencontrez.

Mettre des mots sur ce que vous allez vivre durant votre séparation…

Vous pouvez ensuite lui parler du temps que vous allez passer là-bas, à découvrir le bébé. N’hésitez pas à mettre des mots sur ce qu’il va se passer pour vous. Votre enfant sera rassuré.

Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à lui montrer des photos de sa naissance, du séjour à la maternité que vous avez passé ensemble, des infirmières, des visites qu’il a reçues. Cela rendra votre discours plus vivant, plus compréhensible.

De plus, cette rétrospective lui permettra de revivre son histoire de bébé, de voir l’amour que vous lui portiez, de sentir sa place privilégiée à lui aussi.

… Et lui expliquer ce qu’il fera durant cette séparation.

Une fois que vous lui avez expliqué ce qu’il va se passer pour vous à la maternité, n’hésitez pas à mettre l’accent sur ce qu’il va vivre, lui, durant votre absence. Il me semble important de lui parler de la personne qui va prendre soin de lui pendant ce temps-là. Cela l’aidera à anticiper cette séparation. Et à vous poser des questions le cas échéant.

Je vous invite notamment à essayer de garder le plus de repères possibles pour lui durant ce moment. Pour se faire, est-il possible pour vous de le faire garder chez vous par des personnes de confiance et que votre enfant connait bien ? Cette configuration peut être apaisante pour l’enfant qui voit ses repères de vie gardés intacts. Bien évidemment, cela n’est pas toujours possible. N’hésitez donc pas à lui expliquer où il va devoir se rendre tout en mettant en avant les choses qui elles, ne bougent pas. Par exemple, le rassurer sur le fait que son doudou pourra venir avec lui ou bien qu’il aura la possibilité de vous avoir au téléphone vous ou son papa.  

Voici donc les éléments que je trouve important à penser quand on s’apprête à accoucher et donc, à se séparer pour un temps plus ou moins défini avec notre ainé(e). 

Et chez vous ? Comment pensez-vous ce moment ? Ou comment l’aviez vous pensé ? N’hésitez pas à venir me raconter votre histoire dans les commentaires ! 🙂 

enfance joyeuse blog parents futurs parents
Préparer la séparation avec mon ainé(e) lors de mon accouchement.

21 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 1
    une mummy

    Tes articles tombent souvent à pic, me concernant, en ce moment. Depuis qu’elle me sait enceinte, La Bête sait que son petit frère naîtra à la maternité. Plusieurs fois, on lui a expliqué comment ça se passera pour elle. J’ai fait en sorte que mon séjour soit le plus court possible, pas plus de 3 jours, j’appréhende déjà cette séparation car nous n’avons jamais été séparées en 29 mois, jamais. Elle sera à la maison avec son papa, ça me rassure car c’est le meilleur cadre pour elle. Je lui ai aussi montré des photos et vidéos de son séjour à la maternité avec moi pour l’aider à se représenter la chose. J’espère que tout se passera bien.

    • 2
      Enfance Joyeuse

      Ne t’inquiètes pas, je pense que vous avez mis en place beaucoup de choses pour l’aider à se représenter et à vivre cette séparation au mieux.
      Le fait que vous lui en parliez durant la grossesse et qu’elle puisse voir des photos et vidéos, ça l’aide à se projeter. Et le fait qu’elle reste dans sa maison, avec l’un de ses deux repères (son papa) permet d’envisager une séparation certainement moins difficile que si elle changeait de lieu et de « référent ».
      Je suis certaine que vous avez tout fait pour que cette séparation soit vécue le mieux possible par ta fille et ça sera certainement le cas 🙂
      Je suis ravie que mes articles tombent à pic pour toi 😀
      A bientôt,
      Charlotte.

  2. 3
    DeboBrico

    Les futures mamans que j’ai rencontré la semaine dernière se pose souvent la question de cette séparation.
    Et finalement j’ai l’impression que c’est plus douloureux pour la maman que pour l’aîné. Je me souviens e ces vas et vient de Roméo lorsque j’ai accouché de Mona, chaque départ était une vraie déchirure pour moi

    • 4
      Enfance Joyeuse

      Je pense aussi que la séparation est souvent difficile pour la maman qui est prise de nombreux sentiments ambivalents.
      L’essentiel, je crois, c’est de penser au mieux cette séparation pour que son (ou ses) ainé(s) y soient préparés et la vive le plus en douceur possible. Mais aussi de faire en sorte qu’on soit, soi-même, rassurée lorsque vient le jour J.
      Merci pour ton partage,
      A bientôt,
      Charlotte.

  3. 5
    Emilie valy

    Bonjour, je découvre ton blog car mon association a été citée en commentaire sur un de tes post Instagram sur le sujet présent. Je te rejoins tout à fait sur l’importance de préparer les aînés à la séparation qu’ils vont vivre lors du séjour à la maternité de leur maman. C’est la raison pour laquelle nous avons développé pas mal d outils gratuits qui rejoignent les conseils que tu donnes (la frise temporelle par exemple) ainsi qu’un petit livret pour accompagner la visite de l aîné à la maternité (avec des illustrations,des explications et des activités) : actuellement en pré-vente pour sa part. Tout est visible dans les ressources du site http://www.familien.fr, n’hésites pas à aller y jeter un coup d’œil, belle journée à toi et un grand bravo pour ce blog

    • 6
      Enfance Joyeuse

      C’est une super initiative et je suis ravie de la découvrir !
      Les outils que vous pensez pourront permettre aux familles de trouver des supports à ce moment là de leur vie 🙂
      A bientôt,
      Charlotte.

  4. 7
    Dinette & Paillettes (Maman Pétille)

    Pour la naissance de ma deuxième, ça n’a pas été simple… Nous avions pourtant anticipé cette fameuse séparation, en en parlant avec Cracotte bien en amont, en évoquant la future rencontre entre elle et sa soeur à la maternité… Et puis, finalement rien ne s’est passé comme prévu. Ma Paupiette est née lors d’un pic de grippe. Les visites ont été interdites à la maternité. Même pour la fratrie. Seul le papa était autorisé à y pénétrer. Nous avons été séparée plus d’une semaine… Dur, dur… enfin plus pour moi que pour Cracotte qui a été très bien entourée pendant cette période !

    • 8
      Enfance Joyeuse

      Oh la la… J’imagine tes ressentis alors que cette interdiction n’était pas de votre fait. :'(
      Même si ça ne se passe pas comme on l’avait imaginé, il se peut très bien que notre ainé(e) le vive en douceur quand même. Comme tu le dis, elle était bien entourée et c’était certainement ce dont elle avait besoin à ce moment là !
      Et puis, ensuite, les rencontres ont pu avoir lieu et j’imagine à quel point ça a été un grand moment de joie pour vous tous d’enfin vous retrouver <3
      A bientôt,
      Charlotte.

  5. 11
    Adeline

    Un post que je trouve à point nommé !
    La césarienne est programmée dans 2 semaines, mon aînée a 3 ans et 2 semaines. Je crois que j’appréhende pas mal la longue séparation qui s’annonce avec mon aînée, alors que je ne me fais aucun souci pour l’opération ( 1ere césarienne ) !
    Je sais qu’elle a hâte de rencontrer sa petite sœur et qu’elle sera une super grande sœur. Nous avons prévu qu’elle reste avec son papa le temps du séjour à la maternité, pour que son quotidien ne soit pas trop chamboulé et qu’elle ne se sente pas écartée. Je reconnais que 3 ans est top niveau langage et échanges que nous pouvons avoir en famille sur la naissance.
    L’idée de la frise est très bonne. J’y avais un peu pensé, me voilà confortée !
    Encore merci pour votre post !

    • 12
      Enfance Joyeuse

      Merci à vous pour ce message !
      Je suis ravie de lire que ce post tombe parfaitement bien avec ce que vous êtes en train de vivre 🙂
      L’idée de la frise peut être super d’autant plus qu’avec une césarienne programmée, vous savez la date de votre hospitalisation et plus ou moins le nombre de jours que vous allez rester à la maternité donc c’est plus facile pour la préparer 😉
      C’est super qu’elle reste avec son papa et qu’elle garde le repère de sa maison !
      Je comprends que vous appréhendiez cette séparation, c’est tout à fait légitime. Mais, comme vous le dites, à son âge il est plus facile d’échanger avec elle, de répondre à ses inquiétudes s’il y en a et de l’accompagner dans cette belle aventure qu’est celle de devenir grande soeur 😀
      Je vous souhaite une très belle fin de grossesse !
      Et que l’arrivée de ce second bébé se passe à merveille !
      A bientôt,
      Charlotte.

  6. 13
    Sonia Danse Prénatale

    Comme tout cela me rappelle la naissance de mon 2 ème enfant ! C’est vraiment super tous les conseils que tu donnes.
    Je me souviens de livre type « Mes docs » qui permettent d’aborder le sujet avec des illustrations.
    Sonia Danse Prénatale

    • 14
      Enfance Joyeuse

      Tout à fait ! Ce genre de livres et de collections sont tout à fait adaptés pour les enfants de plus de 5 ans 😉
      Merci beaucoup pour ton message,
      A bientôt,
      Charlotte.

  7. 15
    Syld

    Chez nous ma fille a plutôt bien géré même si ce fut long. Je suis restée 14 jours à la maternité car mon fils était en néonat la 1ère semaine et en unité mère-enfant pour la 2ème semaine. Elle n’a pu voir son frère que la deuxième semaine. Nous lui avons montré des photos mais son frère était prématuré, sondé, dans sa couveuse. Il a fallu beaucoup expliquer, dédramatiser car c’était difficile à appréhender pour elle. Mais elle a bien pris la chose.Etant à la maison avec son père et sa grand-mère, donc dans son environnement habituel, mon absence n’a pas été trop dure à accepter. Je pense qu’il faut bien expliquer en amont pour que les aînés ne soient pas pris au dépourvu. Personnellement, j’avais préparé des petites activités type collage, autocollants à faire avec sa grand mère pour occuper les soirées/weekend.

  8. 16
    Syld

    Et je ne parlais jamais d’hôpital mais toujours de la maternité, l’endroit où les bébés peuvent naître et passer les premiers jours avec leur maman qui se repose (ou essaye). J’ai eu la chance d’être remise en une journée de ma deuxième césarienne et donc ma fille ne m’a pas vue souffrante et sondée, je pense que ce fut important pour elle et pour moi également.

    • 17
      Enfance Joyeuse

      Merci infiniment pour ce retour !
      Je pense aussi qu’il est important de poser des mots et d’expliquer à notre ainé(e) quand certains éléments peuvent l’angoisser comme voir sa maman alitée et sondée ou bien le bébé dans une couveuse comme ça a été le cas pour vous.
      Je pense que votre fille a bien vécu cette séparation notamment du fait que vous aviez pensé plein de choses pour l’accompagner. Du choix des mots au maintien des repères en passant par la verbalisation et la préparation d’activités en amont. Je suis certaine qu’elle a ressenti tout votre amour et que ça l’a beaucoup aidé durant cette période de grands changements.
      Je vous remercie infiniment pour votre partage d’expérience qui met bien en avant que toutes les séparations pendant les séjours à la maternité peuvent être accompagnés au niveau des ainés même si le laps de temps est plus long que la moyenne.
      J’espère que vous allez tous bien maintenant,
      A bientôt;
      Charlotte.

  9. 18
    Allegretto

    Beaucoup de conseils pertinents ! La frise du temps est une super idée. J’en avais fait une pour mon fils qui a dû être hospitalisé. Ca l’a beaucoup rassuré. Pour ce qui est de la préparation à la naissance d’un petit frère, je l’ai vécu deux fois. Je trouve aussi que tout dépend de l’âge de l’aîné. S’il est assez grand, il pose les questions tout seul et c’est plus simple, il suffit d’y répondre ! Par contre s’il est trop petit (deux ans), le plus difficile est de trouver les mots. Mais tu l’expliques très bien !

    • 19
      Enfance Joyeuse

      Merci beaucoup pour ton retour !
      En effet, je pense que beaucoup d’éléments dépendent aussi de l’âge de notre ainé(e).
      La frise du temps est, quant-à elle un outil précieux à de nombreuses périodes de la vie d’un enfant. J’imagine que durant son hospitalisation, elle a eu beaucoup de sens pour lui.
      A très bientôt,
      Charlotte.

  10. 20
    Lexie

    On a eu la chance d’avoir mes parents auprès de nous pour l’arrivée de notre deuxième (un océan nous sépare, ce n’était donc pas gagné niveau timing). J’ai eu la chance d’accoucher environ une semaine après leur arrivée, ce qui leur a permis de garder ma fille aînée. Je me demande souvent – et ce n’est pas relatif qu’à l’accouchement – comment nous aurions pu/dû gérer les choses pour rendre tout cela moins difficile. Il y a vraiment eu une cassure dans notre relation avec notre fille aînée quand je suis tombée enceinte. Vraiment quand je suis tombée enceinte, pas à la naissance. Et nous n’avons jamais vraiment retrouvé cette relation là. Nous en avons une autre, qui est différente, certainement tout aussi belle, mais qui s’est gagnée de haute lutte après plusieurs années de galère et qui n’est pas toujours sereine.

    • 21
      Enfance Joyeuse

      Quel soulagement ça a dû être pour vous de pouvoir confier votre fille à tes parents !
      Concernant cette « cassure » dont tu parles, elle arrive parfois. Je ne sais pas si c’est réellement quelque chose qui se casse mais peut-être quelque chose qui se transforme ? Avoir un nouvel enfant n’était pas la décision de ta fille, c’est une décision de couple, de parents. Et peut-être que ça a été quelque chose de compliqué pour elle à accepter. Les enfants (comme les adultes) sont des individus auto centrés. C’est ce qu’on appelle parfois « la pensée magique ». Les enfants pensent en quelque sorte que tout ce qui arrive est de leur ressort. Comme si le monde tournait autour d’eux. Ainsi, accepter l’arrivée de ce bébé lui a peut-être demandé des efforts pour ré-apprivoiser sa place dans votre monde.
      J’espère que votre relation s’apaisera, avec le temps, complètement. Je t’invite à beaucoup la rassurer. Lui dire ton amour. Elle a certainement besoin de vivre et d’entendre des mots et des moments privilégiés… Où elle est, à nouveau, le centre.
      A bientôt,
      Merci pour ton message,
      Charlotte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *