Lucile, une PMA, une césarienne et un bébé. #

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui je vous retrouve pour le portrait de Lucile. Après des essais infructueux pour tomber enceinte, elle se lance dans un parcours de PMA. Elle nous le raconte aujourd’hui. Avec les hauts et les bas. Et elle nous partage également l’arrivée de sa fille dans sa vie qu’elle voulait la plus naturelle possible. Le témoignage de Lucile est plein d’espoir. C’est aussi et surtout, une jolie leçon de vie. ↓

Lucile, sa PMA, sa césarienne et son bébé en pleine santé.

Pour moi devenir maman a été un combat, sans doute le plus beau des combats que j’ai eu à mener. Après un an d’essai naturel nous avons entamé les examens et démarré un traitement au clomid en parallèle…. Les examens se sont enchaînés ne trouvant pas la raison de notre infertilité. Le traitement au clomid se poursuit. Entraînant nombre de désagréments mais ne produisant pas l’effet escompté.

Aux échographies, mes follicules restent trop petits. On passa alors aux stimulations simples par injection gonal 100ui et ovitrelle. Ça bouge un peu plus… Mais c’est laborieux. Il faut souvent prolonger les stimulations pour avoir 1 ou 2 follicules….

Après près d’un an de stimulations, je tombe enfin enceinte… À la première échographie : surprise ce n’est pas un mais deux petits cœurs que l’on voit clignoter à l’écran… Puis qu’on a la chance d’entendre…. Nous sommes ravis bien que chamboulés !

Nous avons l’impression d’être enfin récompensés… Les échographies de contrôle se suivent… Et peu avant l’echo du premier trimestre, on se rend à une écho de contrôle où on apprend que nos deux petites graines avaient cessé de vivre…

Le sol s’effondre sous mes pieds… Sentiment d’injustice de colère… Obligée de passer au bloc pour un curetage…

Épreuve très douloureuse dont j’ai eu du mal à me relever… J’ai tellement investi cette grossesse… J’ai tellement aimé nos petites graines… Après le curetage, il fallait attendre le retour de couche qui s’est fait 2 mois après. C’était en septembre. Nous avons décidé d’attendre janvier suivant pour reprendre les traitements et il a été décidé qu’on passerait en IAC (insémination artificielle avec sperme du conjoint)…

Entre temps nous sommes partis en vacances. Nous nous sommes retrouvés dans notre couple. Car la PMA c’est une sacré épreuve personnelle mais aussi et surtout pour le couple.

Nous voilà en janvier prêts à déplacer des Montagnes pour avoir ce bébé ! On repart sur une stimulation au gonal ! Première IAC : toutes les conditions sont réunies : je suis en repos et mon homme aussi. On va ensemble au laboratoire pour le prélèvement. Il m’accompagne pour l’insémination… Je suis sereine. Ça va marcher !! Et finalement non…

Nouvelle épreuve… Nouvelle claque….

Deuxième IAC : mon insémination tombe un samedi en plein milieu d’un week-end de garde… Mon chéri va faire le prélèvement tout seul avant d’aller bosser. Je me lève après 3 heures de sommeil pour aller chercher la préparation au labo et me rend à la clinique seule pour l’insémination… Je rentre me coucher et retourne bosser le soir… Je n’y crois pas trop !

Et finalement….

Mon bébé bonheur a décidé de s’installer ! Alors j’ai été suivie de près… J’avais une écho hebdomadaire jusqu’à l’échographie du premier trimestre. Puis 1 écho par mois mais ça c’est classique en privé !

J’étais forcément anxieuse…. Surtout autour du terme auquel on a découvert que nos petites graines avaient cessé de battre. Mais j’ai essayé de ne pas me laisser ronger par l’anxiété et de profiter de la grossesse…

J’ai eu une grossesse assez facile si ce n’est les nausées jusqu’à la fin, un fichu syndrome du canal carpien et des contractions qui m’ont forcé à arrêter de travailler à 5 mois et demi !

J’en ai profité pour préparer l’arrivée de ma puce.

L’accouchement ne m’a jamais fait peur. Après ce parcours très médicalisé je voulais une seule chose : du naturel. Du coup préparation sophrologie, acupuncture, Bonapace… Mon but étant d’accoucher sans péridurale.

Une fois le terme arrivé, monitoring de contrôle : tout va bien. On attend encore. 2 jours après re monito. Le rythme est bon mais ma gynécologue trouve bébé trop « endormie »… 

Décision de déclanchement le lendemain matin… Première déception. Mais je reste persuadée d’une chose… Je ne veux pas de la péridurale…

Premier jour : gel et décollement des membranes… Piouf c’est douloureux…. De belles contractions qui se réduisent au fil de la matinée. On me remet du gel l’après midi…. Et j’ai marché, marché, marché….. Le soir : monitoring de contrôle… Les contractions sont toujours présentes mais pas rapprochées. C’est pas pour ce soir… Mon col bouge et ça c’était plutôt bon signe !

Deuxième jour on recommence… J’ai mal, je marche, je fais du ballon… Je parle beaucoup à mon bébé…. Le soir monitoring… Je m’apprête à passer ma deuxième nuit à la clinique à ne quasi pas dormir à cause des contractions induites…

3ème jour décision de perfusion d’ocytocyne… Le sage femme me propose la péridurale que je refuse… Je gère plutôt bien la douleur… Même si c’est plus intense, je tiens à ne pas avoir cette foutu péridurale…. Mon col s’ouvre… Jusqu’à 7 puis le sage femme dit qu’il faut rompre la poche… Et ne me laisse plus le choix que de prendre la péridurale…

Il était vraiment très bien mais selon lui c’est trop douloureux de rompre la poche et après avec la douleur des contractions plus compliqué pour poser la péridurale….Je suis dépitée…. Mais j’accepte…

On attend encore un peu mais finalement je pars pour une césarienne. Mon chéri peut assister… Ça me console un peu… Tout est allé très vite… Et finalement ma puce avait le cordon court et autour du cou ce qui l’empêchait de descendre appuyer sur mon col pour qu’il finisse de s’ouvrir… Si on s’était obstinés à vouloir la faire passer voie basse ça aurait été compliqué, avec des instruments et risqué….

Au final je n’ai pas eu l’accouchement dont je rêvais mais j’ai une petite puce en pleine santé et c’est bien là l’essentiel… 2 heures en salle de réveil… Les 2 heures les plus longues de ma vie.. Puis je retrouve enfin mon chéri et ma fille dans ma chambre !!

Première mise au sein… Fusion totale… Une première nuit que j’ai passé à regarder ma fille dormir… À l’admirer… À graver les traits de son visage sans ma mémoire… Je l’aime tellement ! J’aurai aimé pouvoir rester ainsi avec ma fille et mon conjoint… Rien que nous 3 !! J’ai très mal vécu les premières visite à la maternité… Si c’était à refaire je demanderai aux personnes d’attendre qu’on soit rentrés à la maison. 

Aujourd’hui, je n’oublie rien… Surtout pas mes petites plumes qui veillent sur nous de la haut… Car ce qui est le plus douloureux dans la perte de si petits c’est de se dire qu’ils n’ont existé que pour nous et qu’ils ne manquent à personne d’autre… Mais je profite de chaque instant. Je suis plus épanouie que jamais dans mon rôle de maman. 

Je te remercie infiniment Lucile d’avoir partagé ton histoire avec nous. Je vous souhaite, après toutes ces épreuves, de jolis moments en famille avec ta fille. 

Si vous aussi, vous avez envie de partager votre histoire de maternité, n’hésitez pas à m’écrire. Je serai ravie de publier votre témoignage. 

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Lucile revient sur son parcours pour avoir son bébé : entre PMA et césarienne, elle a vécu bien des épreuves !

  1. 1
    Emilie

    Lucille je suis très touchée par ton récit et troublée par ton avant dernière phrase au sujet de tes deux petites plumes « ils n’ont existé que pour nous et qu’ils ne manquent à personne d’autre… ».
    Les larmes me montent aux yeux en réalisant combien tu as raison.
    C’est d’autant plus vrai quand un enfant vivant arrive après. Dans l’esprit de beaucoup de monde la joie de cette naissance balaie le reste. Il faudrait l’oublier, ne plus en parler.
    Et pourtant, toute ta vie, dans un coin de ta tête, dans un coin de ton coeur tu gardes en mémoire ces promesses de vies inabouties

    • 3
      Enfance Joyeuse

      Je pense comme vous deux. Les fausses couches restent un sujet très tabou dans notre société. Il ne faudrait pas trop en parler. Et surtout, ne pas garder la douleur longtemps. Pourtant, comme toi, et comme Lucile, je sais que ces bébés ont existé dans vos coeurs. Et qu’ils y tiendront toujours une place.
      Merci à toi pour ton message <3
      Sincèrement.
      Charlotte.

  2. 4
    3 kleine grenouilles

    Quel beau témoignage ! C’est à force de lire des récits de mamans ayant vécu une fausse couche que je me suis rendue compte qu’on avait toujours parlé dans ma famille de la fausse couche de ma mère et pas du garçon qu’elle avait perdu ou d’un grand frère que je n’avais jamais connu. Merci à toutes ces mamans qui témoignent.
    Beaucoup de bonheur pour cette famille !

    • 5
      Enfance Joyeuse

      Merci à toi pour ton message,
      C’est vrai que nous abordons peut-être plus facilement le phénomène de la fausse couche plutôt que l’enfant réel que nous avons perdu… Peut-être est-ce pour se protéger ?
      Je suis certaine que ton message fera du bien à Lucile !
      A bientôt,
      Charlotte.

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