7 phrases à éviter de dire à son enfant !

Bonjour à tous! Aujourd’hui je vous retrouve pour un article un peu original 🙂 Je vais vous présenter 7 phrases à éviter de dire aux enfants. Il s’agit de phrases qui ont un impact négatif sur eux et qu’on a tendance à dire en tant qu’adulteBien sur, je ne culpabilise personne. Ces phrases là font partie du quotidien. Je souhaite juste vous les présenter car je travaille dessus chaque jour.
Alors, je me suis dit, pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde? Vous êtes prêts? C’est parti !

a ne pas dire aux enfants

  • « Je vais te changer ».

Aie, aie, aie… Celle là, elle fait partie de notre quotidien ! Combien de fois on change la couche d’un enfant par jour? « Beaucoup » me diriez vous ! Et bien voilà, ce raccourci (qu’on emploie souvent) peut angoisser les enfants. C’est donc l’une des phrases à éviter de lui dire ! Je m’explique. Pour nous, c’est très clair. Quand on dit ça à un enfant, on pense de suite à la table de change, à la couche etc. Pour lui, c’est moins clair. Il peut se dire: « Me changer? moi? Mais pourquoi? ». Et oui ! Lui il s’arrête à ce qu’il entend ! Et ce qu’il entend c’est qu’on va le changer ! Imaginez l’angoisse que cette phrase peut provoquer chez certains enfants… Du coup, je préfère toujours spécifier qu’il s’agit de la couche. Ca ne me coûte pas grand chose & je ne risque pas de créer un stress chez l’enfant.
Et vous? Vous vous doutiez de l’effet que pouvez avoir cette phrase? 🙂

  • Le « ON » à outrance.

Et oui, dans notre langage d’adulte, on a souvent tendance à utiliser le « on ». « Viens, on va se laver les mains. Viens, on va à la sieste. Viens, on… ». Pour nous, c’est presque un toc de langage. Pourtant, ces deux petites lettres n’aident pas votre enfant à construire son identité. Et oui, il est toujours englobé dans ce « on ». Alors que lui est en train de construire le « je », le « tu ». « Je suis moi. Maman est différente. » Bref, à force d’utiliser le « on » (tout le temps), on peut perdre les enfants. On ne les aide pas à construire leur propre identité et la conscience d’eux mêmes.
Auriez vous imaginer l’impact de l’utilisation quotidienne du « on »? On s’en rend pas compte hein? 😉 C’est donc l’une des fameuses phrases à éviter… Je continue ma liste !

  • Diminuer tous les mots du quotidien (bobo, dodo, coco…)

Qui n’utilise pas de diminutifs lorsqu’il s’adresse à un enfant? PERSONNE. Je ne sais pas pourquoi, depuis toujours, on rend les mots du quotidien mignons en les diminuant. Mais pourquoi? En faisant ça, on n’apprend pas aux enfants le vocabulaire réel. On ne stimule pas leur intérêt langagier. On « bêtifie » notre langage mais au final, pourquoi? En tant qu’adulte, on appelle pas un cheval « un coco » ou bien un chien : « un wouaf wouaf » ! Pourquoi le faire avec les enfants? Question ouverte, vous avez deux heures 😉

  • Etiqueter les enfants!

Souvent, en tant qu’adultes, on étiquette les enfants sans le vouloir. « Tu es un petit montre toi! »Alors, certes, au début on rigole avec ça. On le pense pas vraiment. Puis, petit à petit, ou bien à certains moments de la journée, ça peut s’avérer vrai et on se dit: « t’es vraiment un petit monstre ». Bref, l’enfant l’entend. Encore. Et encore. Et pour vous satisfaire, il va devenir ce que vous lui dîtes qu’il est. Ici, un « petit monstre ». Et oui, les mots ont un impact fort sur les enfants. Ils se conforment à l’image qu’on a d’eux. Ca a été prouvé. A force de dire aux enfants à l’école « t’es un nul » (pour prendre l’extrême de l’extrême), les enfants le deviennent scolairement parlant. Je voulais donc vous le préciser pour vous informer si jamais vous l’ignorez 😉

  • « Ne pleure pas ».

BOUM. Celle là quand on l’a dit à un jeune enfant, c’est très dur pour lui. C’est l’une des phrases à éviter !!  Car l’enfant ne contrôle pas son émotion. On lui demande quelque chose qu’il est incapable de faire. Et c’est violent pour lui. Les cerveaux des enfants sont encore immatures. Leur demander de ne pas pleurer c’est leur demander l’impossible. Au contraire, comme le précise Isabelle FILLIOZAT, il vaut mieux contenir l’enfant et lui apporter une réponse adaptée. Il pleure, je le prends dans mes bras ou je le réconforte. Bref, je réponds à son besoin. 😉
Ca parait logique en le lisant mais qui n’a pas déjà eu envie de dire cette phrase? Maintenant, vous savez 😉

  • Menacer son enfant ou lui faire du chantage.

« Ca sera répété à ton père! » ou bien « Redis le une fois et t’as la fessée ». Ces deux phrases peuvent être courantes chez nous, adultes. Ben oui, un enfant fait une bêtise, on a tendance à le menacer pour qu’il nous écoute. On use de nos supers pouvoirs de grands pour faire obéir les petits… Oui mais! En faisant ça et en utilisant cette forme de violence (oui, oui, allons y franco avec les gros mots): on aide pas les enfants. On crée du stress et de la peur qui ne sont pas bénéfiques pour les enfants. En plus, elles ne permettent pas de changer le comportement des enfants bien souvent. Et puis, elles détruisent leurs neurones et réduisent leur confiance en eux. Bref, autant de raisons négatives qui se valent. Après, bien sur qu’il arrive de le dire. Bien sur qu’il y a des moments où trop c’est trop. BIEN SUR. C’est NORMAL. Je veux juste vous informer que ces menaces là, utilisées à outrance, au quotidien, n’ont pas un impact bénéfique sur l’enfant. C’est toujours intéressant de le savoir. 😉

  • « Tu vas tomber, attention » !

A celle là; c’est la dernière des phrases à éviter et c’est aussi la plus fréquente! Qui n’a jamais dit ça à son enfant lorsqu’il fait ses premières expériences? « Ne monte pas ces escaliers, tu vas tomber Jean! » ou encore « Tiens toi, si tu te lâches, tu vas avoir mal ». Bref, en tant qu’adultes, on anticipe toujours l’issue la plus « fatale ». Parce qu’on sait le danger potentiel ! Mais du coup, on ne montre à notre enfant que l’issue négative de son expérience. La communication positive met l’accent sur le: « Je préfère m’assoir à côté. Je suis là si tu as besoin. » De cette façon, on n’entrave pas l’expérience de l’enfant. Mais on s’autorise à rester près de lui « au cas ou ». Je trouve cette alternative intéressante. Et puis, ça apprend aux enfants à se faire confiance, à essayer. S’il tombe, il réessaiera. Les enfants apprennent par essais erreurs. 😉

Et voila, je viens de vous présenter 7 phrases à éviter de dire au quotidien à son enfant ! Et vous? Qu’en pensez vous? Utopie ou réellement envisageable? Dites moi tout en commentaire 😉

enfance joyeuse

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6 Commentaires

Ajoutez les vôtres
    • 2
      Enfance Joyeuse

      Je ne veux culpabiliser personne ! On dit tous ces phrases là, elles font partie de notre quotidien !! C’est juste des phrases auxquelles je fais attention 🙂
      J’espère que cet article t’auras plu,
      A bientôt,
      Bon week-end,
      Charlotte

  1. 3
    Caro - WonderMumBreizh

    2 me font particulièrement écho même si je ne suis pas encore maman, je suis intervenue auprès d’un jeune enfant atteint d’autisme.

    Il m’a appris à être précise dans mon langage et je pense que le « viens on va te changer » quand tu as déjà eu affaire aux grosses larmes sans vraiment comprendre et puis l’évidence te saute aux yeux en changeant de point de vue.

    Le « On » aussi, toujours pour être précis, et aider l’enfant à se reconnaître en tant qu’individu et trouver sa place.

    • 4
      Enfance Joyeuse

      Tout à fait d’accord avec toi ! Des fois, il suffit juste de prendre le contre-pied et d’écouter nos paroles de leur point de vue d’enfant ! Et c’est de là qu’on se dit: « ça il vaut mieux que je le travaille » 🙂
      Merci à toi pour ce commentaire!

  2. 5
    Happy Sunny Babies

    J’étais tout à fait sur cette longueur d’onde jusqu’à il y a quelques mois. Mais nous avons changé de point de vue sur le vocabulaire simplifié. Le souci c’est que mon fils à beaucoup de mal à dire certains mots et passer par les mots de bébé (bobo, dodo, etc.) lui permet de s’exprimer. Au quotidien on ne les utilise pas en tant qu’adulte, mais lui avoir donné une fois ces petits mots pour débloquer certaines situation nous a bien aidé.

    • 6
      Enfance Joyeuse

      Bonjour 🙂 Oui, j’entends tout à fait ton point de vue. Ces mots « bobo, coco etc. » sont plus faciles à prononcer pour les enfants au début de l’apprentissage de la parole car les syllabes sont répétées.
      Et je trouve que c’est super intéressant le fait que tu aies pu les utiliser pour donner des « armes » à ton fils tout en évitant de trop les utiliser au quotidien.
      Merci d’avoir partagé ton expérience avec moi 🙂
      A bientôt,
      Charlotte.

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