Quand la péridurale n’est pas ton alliée… #

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui c’est Jennifer qui a décidé de partager son histoire avec vous. Elle revient sur son accouchement. Elle ne savait pas trop si elle voulait ou non la péridurale… Et puis, elle l’a eu… Mais elle n’a pas fonctionné. Elle revient sur cette naissance, son attente, ses douleurs mais aussi cette magie. ↓

Jennifer et sa péridurale.

Chère Jennifer, peux-tu te présenter ?

Je suis Jennifer, bientôt 29ans, déjà ! Je vis avec David mon compagnon qui a lui aussi 29 ans. Nous habitons en campagne, dans une maison que nous avons fais construire avant de mettre en route cette petite bouille d’amour ! J’ai arrêté la pilule le jour de mon anniversaire soit le 19 juin 2017. Et 6 mois après soit début décembre mon médecin traitant nous annonce que je suis enceinte ! Quel moment de joie, je n’en ai pas dormi de la nuit …

Comment s’est déroulée ta grossesse ?

La grossesse ne fut pas si simple. Je me faisais une telle joie d’être enceinte, de voir mon bidou grossir, de ressentir mon petit bonhomme. Je ne pensais pas souffrir autant…

En avril, mon médecin décide de me mettre en arrêt. Je n’en peux plus je suis arrivée au bout de mes capacités… J’ai beaucoup souffert du dos, des lombaires. J’ai une scoliose et une lordose de base, ainsi qu’une hémi-sacralisation.

Mis à part ça, j’ai accueilli les différents maux de grossesse sans trop de difficulté. J’essayais toujours de trouver des astuces pour me sentir mieux. Émotionnellement j’étais très heureuse, sentir que ça bouge à l’intérieur du ventre, les coups de pieds ou de mains… quelle magnifique expérience !!! J’en reviens toujours pas qu’un petit bonhomme comme ça puisse être dans mon ventre, mais où était t’il, tout recroquevillé, en boule…

Puis, le jour J est arrivé. J’imagine comme tu devais être heureuse de bientôt rencontrer ton bébé. Comment se sont passées les premières contractions ? 

Puis, le jour J est arrivé : le 15 août.

J’ai eu plusieurs contractions dans la nuit qui m’ont réveillé. Je ne me suis pas inquiétée car cela faisait très longtemps que j’avais régulièrement des contractions. Le ventre qui se durcit mais sans douleur. Cette nuit là je ressentais des douleurs pendant les contractions, c’est pourquoi ça m’a réveillé.

Je n’étais pas plus inquiète que ça, elles n’étaient pas du tout régulières et pas si intenses que ça ! Puis tout au long de la matinée, elles se sont intensifiées petit à petit et de plus en plus rapprochées…

À partir de 15h, elle sont devenues régulières toutes les 5 à 7 minutes d’intervalle et un peu plus douloureuses. Nous étions à la maison, David avec son père était occupé dehors à bricoler. Sa mère était avec eux. Moi à l’intérieur à me concentrer sur les contractions, les chronométrer, me demandant si c’était bien le jour J ou pas… J’écrivais à une amie pour qu’elle me conseille ! J’étais pas à toutes les 5min mais 5/7min, c’était pas aussi régulier que je le croyais. Mon amie m’a dit que c’était parfait !

Me voilà le dire à David. À 17h on est partis ! Les contractions de ce jour-là étaient du vrai travail !!! En attendant que le temps passe, je vais prendre un bain chaud pour voir si les contractions diminuent ou pas comme conseillait la sage femme. J’ai pris du spasfon ! Mais rien n’y fait ^^

David part se doucher. Ma belle mère récupère les valises pour l’hôpital de la chambre et les avance vers la voiture. Nous prenons la route, nous avons 30 minutes de trajet. Au bout de 20min je me rend compte que ma belle mère a oublié le sac pour la salle d’accouchement… LE plus important !!! Du coup : demi tour… On arrive à la maternité vers 18h. Je n’étais pas du tout stressée car je sais que pour un premier… Et je sais que le travail est plutôt long !

Quand tu es arrivée à la maternité, que s’est il passé ? 

Avant de partir, j’ai appelé la maternité pour les prévenir de mon arrivée, de mes contractions, etc. Elles m’attendaient. Du coup, à mon arrivée, elles m’ont de suite fait une échographie, elles ont regardé l’ouverture de mon col, puis monitoring ! (Je sais plus exactement environ 3s emaines avant j’étais allé les voir car j’ai eu de grosses douleurs au ventre et j’étais déjà ouverte à 2cm. Mais rien de plus j’étais rentrée à la maison !)

Puis enfin, tu as pu aller en salle d’accouchement pour poser la péridurale. Comment te sentais tu avant qu’on ne te la pose ? 

La sage femme me demande si je veux la péridurale, je lui dit « on verra ». Puis quelques minutes après, je lui dit « oui je la veux mais pas forcément de suite ». (Je ne voulais pas de confusion !)

Peu de temps après, vers 21/22h, elle me dit : « on va en salle se préparer pour la péridurale ». Là pour le coup le stress est monté, cette péridurale qui me stressait tant, cette aiguille gigantesque, la douleur de la piqûre, ne pas bouger alors qu’il y a les contractions !!! Et la dangerosité de la péridurale aussi… j’étais très stressée !!! J’arrivais à gérer mes contractions, elles étaient douloureuses mais supportables. La pose s’est plutôt bien passée… Mais la pauvre auxiliaire, je lui ai broyé la main…

Ca y est, la péridurale était posée ! Que ressentais-tu?

La pose enfin terminée !!! Oufff. Je vais pouvoir me reposer ! La sage femme décide de rompre la poche des eaux car je ne les ai toujours pas perdues !

Dès que la poche fut rompu les contractions se sont intensifiées fois 10 !  J’appuyais sur ce bouton toutes les 10 minutes et la douleur ne s’arrêtait jamais. Pourquoi ??? La sage femme demande à l’anesthésiste le « pourquoi du comment ». Il lui répond qu’il a dû la poser plus bas (sûrement dû à mes problèmes de dos, j’en sais trop rien. Je vous avoue que sur le moment je me concentrais sur la douleur, il fallait que j’accepte ma douleur. Les explications je n’ai pas trop chercher à les savoir… Elle était posée bas un point c’est tout !).

De plus Bébé se présentait par le front (apparemment se serait dû au fait que la sage femme ait rompu la poche des eaux et n’ai pas laissé faire le naturel des choses)… Si j’avais su tout ça, je lui aurais dit non !!! Du coup me voilà partie pour faire tout un tas de positions pour mettre bébé dans le bon sens de la marche ! Un coup sur le côté gauche, un coup sur le côté droit, un coup à 4 pattes avec un ballon sous le torse et les bras ! Je suis restée un moment sur le côté gauche : c’était la première position. Je souffrais tellement à ce moment là que j’ai appuyé plusieurs fois sur ce maudit bouton de la péridurale… Mais voilà que je ne sentais plus du tout ma jambe gauche pour le coup. Obligée de la tenir… super pratique !

Grâce à ces positions, Bébé s’est enfin mis dans la bonne position ! Un peu de positif !!! On prend tout le positif qu’on trouve dans ce genre de moment. Vers 1h du matin (16 août) la sage femme me dit que je suis presque à 10 centimètres ! Je me dis: « ça y est, c’est la fin de ce périple !?! »

Je suis de plus en plus stressée, angoissée… Je tremble de tout mon corps d’un coup. L’accouchement me terrifie tellement, de par ceux de ma mère qui se sont plus que mal passés… Puis la sage femme me dit « non, il faut attendre la descente de bébé, ça dure environ 3h ». « Hein, quoi ??? » On ne me l’avait jamais dite celle là !!!

Et on est reparti à compter les minutes… à appuyer sur ce fameux bouton en me disant qu’elle va bien finir par fonctionner sur mon ventre…

Quel périple… Comment as tu réussi à gérer les douleurs avec tout ça ?

Je sais pas si je sentais les contractions au plus fort ? Je pense que oui… C’est possible de souffrir plus que ça ???

Je prenais sur moi, je fermais les yeux, je me concentrais sur la douleur, pour les 2/3 dernières heures j’en arrivais même à gémir, j’avais l’impression d’arriver à mieux les gérer.

Comme dans un manège à sensation ou l’on crie pour soulager le stress, la peur, les douleurs au ventre. J’étais dans un hôpital, je ne pouvais pas me permettre de crier ! Le fait de gémir m’aidait un peu.

David écrivait à un ami en attendant. Il ne savait pas quoi faire pour m’aider. Il ne pouvait rien faire. J’avais besoin d’être tranquille, de faire face à ma douleur. Je ne voulais pas qu’on m’embête. Il essayait de me changer les idées, de me faire rire, de me dire ce que son ami lui disait. Je souffrais tellement que je ne pouvais pas répondre à mes parents, ma famille, mes amis. Je lui ai dit de répondre à mes parents, de leur écrire, afin qu’ils ne soient pas trop stressés !

J’imagine que les heures étaient longues et que tu ne sentais pas vraiment le travail avancer avec cette péridurale qui t’as endormi le bas du corps ? Quand as tu su qu’il était temps de pousser ?

Il est environ 3h, un peu avant même. La sage femme vient me voir encore, un peu mal à l’aise de me voir ainsi. Elle me demande si je sens Bébé pousser. Non je ne sens rien du tout… Il faudrait ? Elle me dit « on va essayer de pousser si vous voulez, vous n’en pouvez plus ». Je lui demande si c’est vraiment possible si bébé n’est pas bien descendu encore. Elle me dit que ça va être plus long, on va essayer 2/3 fois et on avise ! Me voilà stressée à fond !

Elle m’ausculte avant, regarde où en est bébé ! Puis me dit, à peine le drap levé : « on ne va pas essayer non, il est là, je vois ses cheveux, sa tête est en train de sortir ». De moi-même, timidement, je dirige ma main vers mon enfant, sa tête sort je dois pouvoir le toucher… Elle me dit « allez y oui, vous allez le sentir, touchez sa tête » !

Effectivement… Waouh bébé est là !!!! Et je ne l’ai pas senti descendre, je n’ai pas senti cette sensation quand on a terriblement envie de pousser… je me sens mal quand même pourquoi n’ai je rien ressenti ? 

La sage femme et l’auxiliaire se préparent très rapidement, et hop elle m’explique : « à la prochaine contraction, vous pouvez y aller, pousser à fond ! »

1ère contraction : c’est parti. Je pousse avec la méthode dont on m’a dit que c’était la meilleure. C’est celle où le bébé descend sans que les organes descendent aussi. Je pousse donc en soufflant. Une poussée totalement inutile !!!

La sage femme m’explique que je peux pousser comme ça mais qu’il va falloir que je tienne beaucoup plus longtemps. Elle me dit :  » ne vous inquiétez pas c’était l’entraînement » !!!

2ème contraction : je ,e bataille pas, je sais pas pousser comme ça, je sais que j’ai pas mal d’apnée, je pousse de toutes mes forces en apnée donc ! A fond, à fond, à fond !!!!

« Super bébé est bientôt là ! Encore une poussée comme celle là et il est dehors ! » J’y crois pas trop… 2 poussées pour sortir bébé, 5min l’accouchement. La bonne blague ! Il y en a qui mette 20 bonnes minutes voir plus.

Elle est adorable de vouloir me rassurer mais bon je travaille dans le milieu, certes pas en maternité mais bon ! Allez, une 2ème poussée à fond !!! « Stop » qu’elle me dit… « Venez chercher bébé, attraper le sous les bras ! » Me voilà un peu sonnée par la rapidité de cet accouchement.

Je mets quelques secondes à réaliser, je finis par aller le chercher, le sortir de mon ventre, et le poser dessus, contre moi au chaud ! Cette sensation quand il sort, sentir mon ventre se vider, sentir ses 2 jambes sortir. Cette sensation incroyable. J’ai du mal à l’expliquer, il faut le vivre pour le comprendre réellement. 

Je tiens quand même à remercier la sage femme et l’auxiliaire qui on étaient vraiment super, et je les en remercierai jamais assez ! Grâce à elles, j’ai vécu un magnifique moment, tellement intense en tout point. Elles étaient là, toujours, pour tout. Certes c’est leur travail mais j’entends bien souvent des avis négatifs sur certaines sage-femmes…  

Enfin ! Ton bébé est là… Pour finir, aurais-tu un conseil à donner aux femmes qui vont elles aussi bientôt vivre l’aventure de l’accouchement ? 

Des conseils à donner aux mamans !? Ayez confiance en vous, en votre jugement, en ce que vous croyez, en vos convictions, en ce que vous ressentez. N’ayez pas peur de parler de vos objectifs, de vos envies ou de vos besoins à la sage femme ou l’auxiliaire. De vos peurs, de vos craintes ou au contraire de votre euphorie, de votre impatience ! Posez les questions dont vous avez besoin de réponses. Écoutez votre corps, il vous parle, vous dis tout un tas de chose. Vraiment, si j’avais su certaines choses, je n’aurais pas fait la péridurale, j’aurais dit non au fait qu’on me rompt la poche des eaux… Laissez faire la nature un maximum !!!! On est bien faites, pourquoi précipiter les choses !?!?!?! Ça crée plus de problèmes qu’autre chose au final… 

Bon courage à toutes, et profitez de chaque instant. Sur le moment on se dit plus jamais. Mais au final si, à quand le prochain ??? C’était un moment tellement inoubliable. Tellement magique.

Je remercie du fond du coeur Jennifer de nous avoir partagé son histoire d’accouchement. Son histoire avec sa péridurale. Chaque histoire de naissance est si précieuse et unique. Alors, merci à toi.

Et vous ? Quels souvenirs avez-vous de votre péridurale ? L’avez vous accepté ? Comment l’avez vous vécu ?

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Jennifer revient sur son histoire d'accouchement et ce qu'elle a vécu avec sa péridurale.

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