Qu’est ce que la motricité libre ?

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui je souhaitais vous présenter le concept de la motricité libre. Qu’est ce c’est? D’où ça vient? Comment faire? Je vous explique tout maintenant ! C’est parti !! ↓

motricité libre

Qu’est ce que c’est que ça la « motricité libre »?

La motricité libre est un concept qui a été développé par Emmi Pikler. Ce nom ne vous dit rien? Vous connaissez alors certainement « la pédagogie Loczy »? Oui? Et bien les deux sont liées ! Emmi Pikler, pédiatre,  a fondé la pouponnière Loczy et y a développé sa pédagogie. De nos jours, on parle beaucoup de ses apports concernant la motricité libre chez le bébé.

Quel est le concept?

Emmi Pikler était persuadée que les enfants qui sont libres de se mouvoir se développent de manière sécure et sereine. Selon elle, il est important  de laisser l’enfant se déplacer librement. Il est donc fondamental d’éviter d’intervenir dans ses acquisitions.

La liberté motrice consiste à laisser libre cours à tous les mouvements spontanés de l’enfant, sans lui enseigner quelque mouvement que ce soit.

Citation issue du livre « Lóczy ou le Maternage Insolite » —DAVID. M, APPELL. G.

Il n’est donc pas nécessaire de stimuler l’enfant pour qu’il développe son côté moteur. L’enfant le fera de lui-même quand il se sentira prêt. En effet, tous les enfants finissent par se tourner sur le ventre, s’assoir ou bien marcher. Il faut juste leur laisser le temps de le faire à leur rythme. Le faire pour eux ne les aide pas. En expérimentant de lui-même, l’enfant apprendra à tomber sans risques par exemple. Il aura, en effet, pu faire l’expérience de la chute. Ses expérimentations lui permettront de connaitre ses capacités mais également ses limites. De ce fait, l’enfant ne se mettra pas en danger. Il connaitra les risques.

Quels intérêts pour mon enfant?

Emmi Pikler invitait donc les professionnels qui travaillaient dans la pouponnière à ne pas intervenir dans les acquisitions motrices des enfants. Elle expliquait qu’en favorisant la motricité autonome de l’enfant, on lui offre la chance qu’il découvre ses propres compétences. L’enfant apprend de lui-même. Il a un sentiment d’accomplissement. Il connait ses limites. Il sait qu’il n’a pas besoin de l’aide de l’adulte pour y arriver. Sous votre regard bienveillant, il se développe donc à son rythme et en toute sécurité. Voilà de quoi lui donner l’opportunité de développer sa confiance en lui. Il prend également conscience de son corps et accroit son autonomie. Bref, autant de bagages qui lui seront nécessaires pour grandir !

Aujourd’hui, ses connaissances sont connues et revendiquées par de nombreuses personnes qu’il s’agissent de professionnels ou de parents.

Oui, mais comment mettre en place la motricité libre avec mon enfant?

Les maitres mots de la motricité libre seraient à mon sens : penser l’environnement, ne pas intervenir, laisser le temps au temps. 

Dès la naissance de votre enfant, vous pouvez lui proposer un environnement adapté à cette pédagogie. L’essentiel est de ne pas intervenir dans ses acquisitions motrices. Pour se faire, installez votre bébé sur le dos, sur un tapis. Ne le tournez pas de vous même sur le ventre pour qu’il « comprenne » comment faire. L’enfant atterrirait dans cette position sans comprendre les mécanismes qui lui permettront de le refaire de lui même. Il apprécierait certainement pendant un temps de voir le monde sous ce nouvel angle mais ne saurait pas comment revenir à une position qui lui est plus agréable. Il serait en quelque sorte « coincé ». Cela n’est pas une expérience très agréable pour un tout-petit. Bien évidemment, si votre pédiatre vous conseille cette position de manière à travailler certains muscles de votre bébé, vous pouvez le faire. Le tout est de le penser. Installez vous non loin de votre enfant et observez le moindre signe d’agacement de sa part. Installez le de nouveau sur le dos à la moindre observation allant dans ce sens.

Pareil, n’asseyez pas votre enfant s’il ne le fait pas tout seul. Les conséquences seraient les mêmes. L’enfant serait coincé dans cette position. Il ne saurait pas comment revenir dans une position qu’il connait. De plus, s’il ne le fait pas de lui même, c’est certainement qu’il n’est pas encore suffisamment musclé pour cela. Laissez donc le temps au temps. Chaque enfant y arrive, il suffit de le laisser y aller à son rythme. Emmi Pikler déconseillait donc d’assoir un enfant en chaise haute s’il ne tient pas assis de lui même. Préférez assoir votre bébé sur vos genoux pour ses repas par exemple.

Lorsque vient le temps où l’enfant s’essaie à marcher, je vous conseille de le laisser faire ses propres expériences. Inutile de vous placer derrière lui si vous voyez que son pas est chancelant et qu’il risque de tomber sur ses fesses. Oui, cela arrive, et ça fait partie de l’apprentissage! En limitant chaque chute, l’enfant ne connaitra pas le danger de ces dernières. Il n’aura donc pas la notion de danger car il ne l’aura pas expérimentée. Laissez le essayer. Laissez le s’essayer.

Faites lui confiance. 

Concernant le matériel que vous proposez à votre bébé, il est à sélectionner. Les transats, youpalas et autres sont à éviter. Privilégiez les jeux au sol qui susciteront l’intérêt de votre enfant.

Et pour finir, proposer la libre motricité à son enfant ne veut pas dire le laisser là, seul, en attendant qu’il développe son côté moteur. Peut-être qu’il vous est inenvisageable de laisser votre enfant tomber et de ne pas sécuriser la moindre de ses expériences. Si tel est votre cas, travailler la motricité autonome va vous demander un certain travail sur vous-mêmes. C’est certain. En revanche, il n’est pas impossible. Proposer cette pédagogie à son enfant nécessite que vous soyez toujours proche de lui, que vous l’accompagniez par votre regard, que vous soyez soutenant(e). Bref, ce n’est pas l’abandonner à lui même. Votre enfant se sentira porté par vos regards enveloppants. Vous pouvez également poser des mots si vous sentez que l’expérience qu’il réalise est dangereuse. Vous pouvez par exemple lui dire : « Je vois que tu veux grimper sur ce tabouret, je préfère m’installer non loin de toi. » Ainsi, si l’expérience se termine par une chute, vous aurez pu l’accompagner 🙂 Pour tous les parents anxieux qui désirent proposer cette méthode là à leur enfant, cette dernière solution peut être une alternative à penser pour vous 😉

Et vous? Avez vous essayé la motricité libre avec votre bébé? Ou souhaitez vous la mettre en place? Racontez moi tout en commentaires !

enfance joyeuse

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2 Commentaires

Ajoutez les vôtres
    • 2
      Enfance Joyeuse

      Oui elles sont souvent au coeur des projets des crèches 😉
      Avec plaisir !
      Merci pour ton commentaire,
      Charlotte.

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