A toutes ces étiquettes qu’on me colle…

Bonjour à tous ! Aujourd’hui je vous retrouve pour un article un peu original. Je ne parlerai pas de concepts éducatifs, de quotidien de parents ni même de grossesse. Non. Aujourd’hui, j’ai envie de vous écrire avec mon coeur. Et surtout, j’ai envie de faire entendre ma voix. Je suis lassée des étiquettes qu’on me colle…

valeurs bienveillance enfance

  • Quand on me colle des étiquettes…

Pas plus tard que ce week-end, j’ai eu droit à un de ces échanges qui me laissent perplexe. Et ce, durant la pendaison de crémaillère d’un ami. Entre des personnes qui parlaient de tout et de rien, j’ai eu l’occasion d’échanger avec un homme âgé de 25 ans environ. Je ne sais pas comment on est arrivés à cela mais on a finit par parler : enfants et éducation. C’est juste venu dans la discussion, comme ça. On a parlé de méthodes éducatives. Et j’ai parfois l’impression que c’est un peu comme parler de ses opinions politiques…

Il m’a raconté les « absurdités » qu’il voyait dans la rue. A pris le temps de me raconter à quel point « c’était bien mieux avant ». Il a insisté sur le fait que « les enfants d’aujourd’hui sont pourris gâtés. Qu’on ne doit plus les laisser pleurer, que c’est n’importe quoi. Que ça a toujours fonctionné comme ça. Qu’il a eu des fessées et qu’il n’en est pas mort. Qu’on cède tout aux enfants de nos jours. Que sous prétexte d’une nouvelle mode pédagogique, on fait des enfants rois… ». Etcetera. Etcetera.

Et bien, encore une fois, je me suis retrouvée face à une personne, sure de ce qu’elle avançait et assez fermée au dialogue. Sauf, que, aïe. Sujet qui pique. Cette question m’anime au quotidien. J’ai choisi mon métier pour défendre une autre vision de l’enfance et de l’enfant. Je ne pouvais donc pas siroter mon coca tranquillement en hochant la tête. Je ne POUVAIS pas. C’était plus fort que moi. J’ai donc essayé d’avancer mes arguments. Petit à petit.

Au fil de l’échange, du monde s’est greffé à la conversation. Et, j’ai pu constater que cette vision était partagée par une majorité des personnes avec qui je discutais. Laisser pleurer un enfant, donner une fessée, choisir à la place de l’enfant : autant de choses que mes interlocuteurs approuvaient (plus ou moins selon les personnes et les faits).

Je me suis retrouvée en décalage. Est-ce parce que c’est mon métier ? Est-ce parce que mes valeurs sont TROP fortes ? Est-ce parce que les personnes à qui je parlais étaient « trop » jeunes (25 ans environ et non parents)? Est-ce que ces sujets là divisent vraiment autant ?

Et puis, j’ai pris conscience que j’ai ce genre de débat TRÈS souvent. Peut-être même TROP souvent. Je suis toujours « l’outsider ». On me regarde souvent avec des yeux grands ouverts. Mais, j’en viens à me poser la question suivante : suis-je vraiment une extraterrestre pour vouloir considérer l’enfant comme mon égal ? Est-ce vraiment si utopique ?

En décidant de devenir éducatrice, je ne m’attendais pas à choisir un métier qui alimentent tant de débats. Pourtant, c’est bien une question de société… Je ne prône pas la bienveillance pour tout et pour rien. Je suis bien consciente qu’on ne peut PAS peser tous ses mots. Qu’on ne peut pas réfléchir à tous nos actes. Nous restons humains. Nous avons des failles. Et après tout, ce ne serait pas rendre service aux enfants que de les élever dans un environnement surprotégé. La vie, dehors, comme j’ai pu le voir samedi, ce n’est pas ça.

Pourtant, ça n’empêche que j’ai des valeurs. Et que je compte en parler et sensibiliser autour de moi. Quand j’échange avec vous, souvent sur Instagram, je prends conscience que je ne suis pas seule. Que nous sommes en nombre pour soutenir cette vision là de l’éducation et de l’enfant. Et ça me fait du BIEN ! Si vous saviez…

Alors, aujourd’hui, je vais vous faire un petit condensé des pépites de la soirée ! De ces étiquettes qu’on ma collé. Et qu’on me colle bien souvent, dès que je parle avec quelqu’un de ces sujets là.

  • « De toute façon, tu crées des enfants rois. »

Première pépite ! Première étiquette ! Quand j’explique autour de moi que je prône la « bienveillance », que je ne cautionne pas tel ou tel acte, j’ai droit à cette phrase. MAIS NON ! Être bienveillante n’est pas synonyme de faire des enfants rois ! C’est quoi cet amalgame ?

Pour moi, la bienveillance, si je devais la résumer en une seule et unique phrase, ça serait :  faire de son mieux pour que son enfant grandisse en se sentant aimé et reconnu.Donc, nos actes et nos paroles doivent être pensés et réfléchis pour cet idéal là. Je rappelle bien que nous ne sommes pas parfaits et qu’on ne PEUT PAS l’être tout le temps. Tous les jours. C’est un fait. 

En revanche, je suis farouchement contre cette association de la bienveillance avec le fait de faire des « enfants rois ». (Rien que ce terme, ça m’énerve). La bienveillance commence à se vulgariser et c’est super ! Sauf que, comme tout « mouvement », il y a eu des extrêmes. Ca a parfois pris des proportions inimaginables. Ca a créé des camps « pour » et « contre ». Des hashtags parfois culpabilisants. Une course à celui qui « fait le mieux ». Stop. La bienveillance c’est seulement agir avec ce qu’on a, au mieux, pour nos enfants.

La bienveillance ça ne veut pas dire ne pas mettre de limites aux enfants. Ce n’est pas parce que je ne suis pas pour laisser un enfant hurler trois heures dans son lit « pour qu’il comprenne » ou « qu’il se fasse les poumons » que je suis pour qu’il devienne « un enfant roi ». NON !

Etre bienveillant c’est aussi poser des limites. Donner un cadre. Car un enfant en a besoin pour s’épanouir et grandir. LA différence c’est de penser la manière dont on pose ces limites.

Donc non, je suis désolée (et non en fait je le suis pas), être bienveillant ne veut pas dire vouloir élever un enfant roi. Ne mélangeons pas tout. Penser une éducation différente, remettre en question certains concepts vieux comme le monde, ne veut pas dire vouloir créer des « enfants rois ».

  • Autre étiquette, autre pépite ! « De toute façon, une bonne fessée n’a jamais tué personne. Faut que t’arrêtes de t’offusquer pour si peu ! »

Euh. Je m’offusque si je veux déjà. Et ensuite, j’ai le droit d’être contre la fessée. Je ne pense pas que l’acte physique de réprimande soit nécessaire pour qu’un enfant comprenne quelque chose. De là, on m’a répondu : « oui mais au moins il comprend. Car parler c’est bien mais quand il te pousses à bout aussi, ça lui fait du bien. ». Alors, moi, je pense que la parole peut aider l’enfant. Pas la fessée. On a pas besoin d’en aller jusque là pour lui « poser un cadre ».

Et de là, j’utilise ma boite secrète ! « Et toi? Là pour le coup je suis pas du tout d’accord avec toi. Je fais quoi? Je te donne une bonne fessée pour te faire comprendre? Ou comment ça se passe ? ».

Silence.

« Mais c’est pas pareil !!! On est adultes! Je comprends moi! » Ah pardon ! On est adultes donc on le fait pas ! Mais les enfants, on s’en fou ! On est plus forts. On a plus de muscles. On peut leur faire mal physiquement parlant. C’est NORMAL. Oui, oui, oui. Logique.

Mais non ! Sous prétexte qu’on est adultes, on se permet de faire des choses aux enfants. Moi, je suis contre la fessée. Mais c’est presque un autre débat, j’ai envie de dire. Le fond du problème c’est qu’on part du principe qu’un enfant ne comprend pas quand on lui parle ! Et pourquoi ça? Alors ça, mystère !

Bref, il serait temps de remettre en question ce qu’on a « toujours fait ». Il serait temps de se poser les bonnes questions.

« Une bonne fessée n’a jamais tué personne. » Ca n’est pas vrai, de un. Mais de deux, lequel d’entre nous qui a déjà eu une fessée ne s’en souvient pas? Lequel n’en a pas de souvenirs ? Aucun. On s’en souvient tous. La fessée marque. Faisons évoluer les mentalités. Arrêtons de penser à ce qu’on a « toujours fait ». Pensons à ce que nous voulons faire évoluer.

  • « Mais au fait, pourquoi t’as choisi ce métier? C’est pas chiant de changer des couches tous les jours? »

Bon, est ce vraiment nécessaire que j’épilogue sur le sujet ? Celle là c’est LA pépite. Mais en faite, je l’entends tellement mais tellement souvent que je suis anesthésiée.

Ah ! J’oubliais sa grande copine ! « Trois ans d’étude pour changer des couches! » : variante numéro 2.

S’il vous plait. Arrêtons de se juger, de rabaisser, d’humilier des personnes sous prétexte d’un métier. Ca va que j’aime mon métier et que je l’ai choisi. Mais c’est malheureusement un cliché qui pèse sur bon nombre de personnes : « travaille à l’école ou tu finiras caissière comme la dame », « fais des études sinon tu finiras à faire un métier manuel. »

Et puis, mon métier c’est le plus beau du monde. Je ne change pas des couches. Enfin si, mais je ne fais pas QUE ça. Je vois des enfants s’émerveiller. Chaque jour. Apprendre. Trébucher. Grandir. Et je suis là, à chaque étape. Près d’eux. Si pour vous, ça se résume à changer des couches, c’est bien dommage. Enlevez vos oeillères.

Voilà. Mon petit « coup de gueule » est terminé. J’en ai marre de toutes ces étiquettes qu’on me colle. J’ai le droit de défendre mes idées. Je respecte les vôtres. C’est parfois épuisant d’être en minorité. D’être en décalage avec ce que pense la majorité. Et je suis ravie d’avoir ouvert ce blog pour pouvoir échanger avec vous sur tout ça.

Je ne me prétends pas parfaite. Je ne prétends pas tout savoir. Je prétends encore moins savoir ce qui est bon pour vos enfants. Seuls les parents ont les réponses. C’est mon crédo. En revanche, j’ai des valeurs. J’essaie de faire évoluer les mentalités. De bousculer les certitudes. Etre bienveillant ce n’est qu’une façon de penser l’éducation. On ne peut l’être pour tout et tout le temps. On y tend juste. Et c’est un travail quotidien. 

Et vous? Que pensez-vous de toutes ces questions? Comment les gérez-vous au quotidien ? 

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Lassée des étiquettes qu'on me colle... Quand la bienveillance a mauvaise presse...

22 Commentaires

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  1. 1
    AnneSophieF

    Ton article raisonne tellementven moi ! Mais alors ce que j’ai préféré c’est ta réplique du « et toi si t’es pas d’accord je dois te donner une bonne fessée ?! «  😂 Tellement bien répondu ! Ici aussi gros ras le bol des étiquettes… moi j’ai choisi (j’insiste sur le choix 😉) d’etre Maman au foyer et alors la réflexion du « tu ne t’ennuies pas trop à la maison à changer des couches toute la journée ? 🤣 fait partie de mon top 10 😅 Surtout continues il faut toujours beaucoup de temps pour faire évoluer les mentalités 😉

    • 2
      Enfance Joyeuse

      Oh la la … j’imagine tellement ce que tu dois entendre toi aussi >< Je te soutiens par la pensée également. !!!! Merci beaucoup pour ce retour super positif ! Ca me booste encore plus pour m'accrocher et faire changer les mentalités 😉 A bientôt !!!!

  2. 3
    Goubaud Aurélie

    Merci merci ! Lire ton article me fait tellement de bien… De voir que je ne suis pas la seule à en avoir ras-le-bol de toute ces réflexions sur l’enfant, sur notre métier. Je suis révoltée de voir que finalement notre société reste réfractaire sur certains aspects de l’éducation alors que les sciences humaines (psychologie, psychanalyse etc) sont des concepts qui, je pense, ont fait leur preuve.

    En tous cas, cela me fait plaisir de voir que tu prennes le temps de défendre tes valeurs sans juger celles des autres. Bravo pour ton professionnalisme, notre société a besoin de professionnels comme toi.

    Aurélie, future éducatrice de jeunes enfants qui « fait 3 ans d’études pour changer des couches ».

    • 4
      Enfance Joyeuse

      MERCI à toi pour ce commentaire qui me va droit au coeur !!!
      Tu t’engages dans un métier magnifique, exceptionnel et tellement enrichissant mais qui a aussi, c’est vrai, mauvaise presse !
      3 ans pour changer des couches mais encore faut il savoir le faire 😉
      Je te souhaite plein de belles choses dans ton parcours professionnel !!!! Et encore merci mille fois pour ton commentaire !!!!

  3. 5
    Honey Mum

    Alala… Je te rejoins tellement dans sur tes propos…
    Quand je te lis, je peux parfaitement imaginer la situation pour l’avoir vécue tellement de fois. Combien de yeux se lèvent quand je dis que je ne souhaite pas de péridurale, combien de fois on me dit « tu ne vas jamais t’en sortir » quand je dis que Valentina dort avec nous et que je me couche près d’elle pour l’endormir. L’autre jour, quelqu’un a donné un fessée devant moi. Je n’ai rien dit, mais cette personne m’a dit d’elle-même : « attends qu’elle grandisse, tu pourras plus faire autrement! », en parlant de ma fille et pour se déculpabiliser surement ! J’ai ris et j’ai juste dis « c’est ça ».
    Moi j’ai appris, il y a peu que le meilleure moyen de stopper une discussion c’était de dire « oui oui ». Il y a beaucoup trop de gens avec qui ce n’est pas possible de discuter (et pourtant j’adore ça!). Tu es sur le bon chemin Charlotte, parce que tu crois à fond en ce que tu fais, continue et laisse parler !
    Estefania.

    • 6
      Enfance Joyeuse

      Je te remercie tellement pour ton message… C’est tellement difficile pour moi d’assister à ce genre de scène ! Comme tu le dis, cette personne cherchait surement à se déculpabiliser ! Non, on est pas obligés de frapper un enfant non de non !
      Mais je garde tes précieux conseils en tête. Il va falloir que j’apprenne à laisser parler quand le dialogue est trop fermé et que c’est stérile. J’y perdrais moins mon énergie 🙂
      Merci pour tous tes encouragements et tes mots, sincèrement.
      A bientôt!

  4. 7
    Marie

    Comme tu dis seuls les parents ont les réponses. C’est quoi cette société où on colle des étiquettes à tout le monde sur des choix de vie ou même des façons de pensée.

    Pays libre ? Libre de critiquer ça oui !

    Je ne me permettrai pas de juger le sujet de l’éducation étant donné que je ne suis pas encore maman.

    Mais en tout cas c’est un plaisir de lire.

    Bonne journée,
    Marie.
    http://www.bonjoourmarie.com

    • 8
      Enfance Joyeuse

      Merci beaucoup pour ton commentaire !!!
      On est libre de critiquer sans aucun doute !!! Ca c’est clair 😉 Mais je pense que oui, coller des étiquettes est chose facile… Alors que chacun est LIBRE de penser ce qu’il veut…
      Merci beaucoup ! <3
      A bientôt !

    • 10
      Enfance Joyeuse

      MERCIIIII ! Ton message me réchauffe tellement le coeur… Ca fait du bien de voir que j’arrive à laisser transparaitre mes valeurs et faire avancer le débat de l’autre coté de mon écran !!!!
      Merci milles fois pour ce gentil commentaire, vraiment !!! <3
      A bientôt !!

  5. 11
    WorkingMutti

    Je les entends aussi ceux-là … Je remarque que souvent ce sont des personnes qui n’ont pas d’enfants et/ou de très jeunes bébés qui tiennent ce genre de discours. La fessée c’est plus du dressage que de l’éducation de toute manière …

    • 12
      Enfance Joyeuse

      J’aime beaucoup ta dernière phrase… Elle me donne matière à réfléchir 😉
      Mais c’est vrai que j’ai souvent ce genre de débats avec des personnes qui ne sont pas encore parents… J’espère que leur vision de l’enfant évoluera quand ils en auront un dans les bras 😉
      Merci pour ton commentaire ! A très bientôt !!!

  6. 13
    petitsruisseauxgrandesrivieres

    beaucoup de personnes associent bienveillance à manque d’autorité. Ont-elles autour d’elles des exemples de parents se prétendant « bons parents » et laissant leurs enfants partir dans tous les sens ? Je ne sais pas. Mais ce qui est sûr, c’est que ta vision de l’éducation n’a rien à voir avec le laisser faire n’importe quoi. J’ai beaucoup d’admiration pour les EJE et auxiliaires qui déploient des trésors d’ingéniosité et de patience pour éveiller nos petits 🙂

    • 14
      Enfance Joyeuse

      Et à l’inverse, j’ai beaucoup d’admiration pour tous les parents qui font chaque jour de leur mieux pour composer avec leurs enfants ! L’admiration est réciproque 😉
      Merci beaucoup pour ton commentaire! C’est vrai qu’on fait souvent l’amalgame entre « bienveillance » et « laxisme »…. J’espère que cette image évoluera avec le temps !!!!
      Merci encore pour ton passage, ça me touche beaucoup !
      A bientôt !!!

  7. 15
    une mummy

    Je partage totalement ton point de vue: la bienveillance est connue d’une petite minorité quant au reste du monde, il n’a simplement pas envie. Remettre en question d’éducation qu’on a soi-même reçue demande un énorme travail sur soi-même, de l’introspection, une vision critique de son enfance et, le cas échéant, des schémas déjà mis en place avec nos enfants. Alors la plupart des personnes ne fait simplement pas l’effort et se réfugie derrière ces idées toutes faites que la bienveillance et le laxisme sont la même chose, que le châtiment corporel est utile, que l’enfant est un être inférieur qu’il faut dresser. Parce qu’un enfant, ça doit filer droit. Moi j’ai fini par laisser causer, surtout ceux qui n’ont pas d’enfants, eux il me font juste rire parce que j’ai hâte de les revoir quand ils seront directement concernés par la chose.

    • 16
      Enfance Joyeuse

      Merci beaucoup pour ton retour!!!
      C’est vrai que la bienveillance demande beaucoup de remises en questions et que ce n’est pas évident de se poser à soi même des questions… C’est plus facile de croire les choses « qu’on a toujours fait » et de laisser ses oeillères. En tous cas, je retiens ton conseil de laisser parler. C’est vrai que je prends ce sujet tellement à coeur que ça me demande un sacré effort de dire « oui, oui » et de passer à autre chose ! Mais il faut que j’y travaille !
      Au final, comme tu le dis, ils y seront bientôt concernés et leurs visions évolueront très certainement… 😉
      A bientôt et encore merci du fond du coeur pour ton message !!!

  8. 17
    Maman Chamboule Tout

    Ah les étiquettes, ces fameuses étiquettes qu’on fini toujours par nous coller… Je ne peux que te comprendre car je partage ton point de vu sur la considération des enfants et l’éducation et ce n’est pas le cas de tout le monde. Mais ma situation est un peu différente de la tienne. En effet, avant d’avoir mon fils, je pensais que « tout ça » c’était du pipo et qu’on était bien obligé de laisser pleurer son bébé pour qu’il comprenne. En revanche j’ai toujours été contre les châtiments corporels, ne me prends pas pour ire que je n’étais. Ce que je veux dire c’est qu’avoir des enfants peut parfois tout changer, et que la plupart du temps ceux qui n’en ont pas son les pires en matière d’apriori… Mais à force de petits gestes, articles, exemples, les mentalités changeront, j’en suis convaincue !

    • 18
      Enfance Joyeuse

      Merci pour ton message !
      Cette question du fait qu’on est pas encore parents et que ces débats sont donc loin de nos préoccupations revient souvent… peut être est-ce pour ça que nos échanges sont stériles ? Il faudrait vraiment que je revoies ces personnes une fois qu’ils seront devenus parents ! La réflexion aura fait du chemin au travers de toutes les petits choses, les petits gestes comme tu le dis si bien !!! 😉
      Merci beaucoup pour ton retour !!!!
      Et à très bientôt !!!!

  9. 19
    Stéphanie

    Et bein, 25 ans et déjà penser ca ?! Alors oui devenir parents nous fait changer noter vision des choses.
    Concernant l’éducation, et bien chacun fait ce qu’il peut dans le respect de l’enfant (enfin j’espère). Honnêtement la fessée . la comme ca je sais pas, pour une petite bêtise ou autre, non bien sur, mais si il se met en danger (réel danger) ou qu’il mette en danger une autre personne, je pense que j’en serais capable pour marquer le coup (sur le moment ? a cause de la peur peut être) et bien lui faire comprendre les choses en plus de lui expliquer pourquoi cela a été dangereux. Après faut voir en situation.
    Pour moi clairement les enfants sont nos égaux (en plus petits format), notre rôle en plus de les aimer et des les guider dans le choix, mais ces choix ca reste a eux de les faire. Pourquoi les brider ? Pourquoi choisir pour eux, simplement les guider, leur expliquer, les aider ..
    Mon petit a 4 mois, et c’est vrai que pour l’instant ses choix sont plus sur « je prends quel jouet ? celui dans la main gauche de maman ou celui de sa main droite ? » lol 🙂 mais je vais le guider, l’aider et surtout lui donner confiance en lui (confiance que je n’ai pas forcément moi même).
    Pour moi c’est ca l’éducation bienveillante leur donner confiance en eux même et savoir quel est leur place tout en les entourant d’amour . Tout simplement.
    Quand à la réflexion sur ton métier, sérieusement c’est rabaisser pour rabaisser, je vous admire bien au contraire.

    • 20
      Enfance Joyeuse

      Merci BEAUCOUP pour ton retour !!! Je suis d’accord avec ta définition de la bienveillance ! C’est aussi ça, leur permettre d’avoir confiance en eux et qu’ils trouvent leur place en se sentant aimés.
      C’est sur que pour l’instant la question de la fessée ne se pose pas car comme tu le dis, il est en pleine réflexion d’éveil !
      En tous cas, ça se sent que tu tiens à considérer ton bébé comme ton égal, que tu souhaites lui donner confiance en lui et en ton amour, et c’est tellement beau à lire !
      Je vous souhaite plein de belles choses !
      Merci beaucoup pour ce gentil commentaire ! Ca me fait du bien, tellement de bien !

  10. 21
    Virginie Neleditesapersonne

    Il me semble que ton article ne le précise pas, mais j’ai l’impression d’entendre les dires de personnes qui … n’ont pas d’enfant, non ? Parce que bon, je crois que quand on devient parent, on passe tous de la théorie à la pratique; et ça change beaucoup de chose – quelque soit son point de vue de départ d’ailleurs. A mon avis, personne ne donne une fessée par plaisir – dans ce cas c’est effectivement de la malveillance -. J’ai du mal à croire que l’on puisse se dire que « Oui, je donnerai des fessées à mes enfants » ! Ou alors c’est effectivement que tu n’en as pas encore, et que tu ne mesures pas la portée de la chose ! Et à l’inverse, dire « je ne donnerai jamais de fessée » quand on n’a pas encore fait l’expérience des crises ou autres joyeusetés de ses rejetons me semble tout à fait louable bien que très ambitieux :-p De toute façon, le terme bienveillant est galvaudé, chacun y met la définition qu’il souhaite derrière. Je crois que la grande majorité des parents – heureusement – est bienveillante; et veut simplement le meilleur pour ses enfants ! Et puis au quotidien, ils font comme ils peuvent, du mieux qu’ils peuvent …

    • 22
      Enfance Joyeuse

      Je suis ENTIÈREMENT d’accord avec toi ! La bienveillance est un terme ultra galvaudé et c’est aussi pour cela qu’il a si mauvaise presse parfois ! Je pense aussi que chaque parent fait du mieux qu’il peut et c’est bien ça la bienveillance au fond !
      Les personnes dont je parle dans l’article ne sont pas encore parents en effet. Alors certes il y a un fossé entre réalité et théorie mais tout de même… Rester bloqué sur ses idées juste parce qu’on « a toujours fait ça »… Ca coince un peu pour moi :p
      Merci pour ton commentaire !!! A très bientôt !!

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