A vous, petits bébés nés en 1900…

Bonjour tout le monde ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui je me sens d’humeur à faire un bond dans le passé ! Saviez vous qu’en l’espace d’un siècle, la vision des bébés et la considération de ces petits-êtres à évolué de manière fulgurante?

Aujourd’hui je vous propose de mettre « pause » et d’admirer les progrès parcourus. 

J’avais envie de vous donner quelques points de repères afin que l’on observe cette évolution!
Alors que je lis beaucoup de pensées négatives sur l’évolution de notre monde et de la société actuelle, j’ai envie de vous donner un peu de baume au coeur avec ce billet ! Une pointe de bonheur. Vous êtes prêts? ↓

bébés

(Photo de Louis Fleckenstein – issue de ce site)

En 1900, les bébés n’étaient considérés que par leurs besoins primaires. Un bébé devait manger, boire, dormir. Point. Il ne se résumait qu’à être un tube digestif. On ne lui prêtait aucune vie psychique. Il y avait également un grand nombre de mortalité infantile du fait du manque d’hygiène. Et puis, à cette époque, les femmes reprenaient très vite leur activité…

En 1920, des recherches permettent d’améliorer les conditions d’hygiène liées aux accouchements. Les enfants meurent moins à la naissance. Cependant, on ignore encore tout du lien mère-enfant. Les bébés sont arrachés à leur mère si cette dernière est victime de tuberculose. On essaie de les protéger de l’infection en les éloignant de leurs mamans. Cela paraissait logique à cette époque. La prévention primait avant toute chose.

En 1935, Arnold GESELL étudie le développement des enfants. Il repère les progrès des enfants en fonction de leur âge. Il constate donc des normes de développement. A tel âge, les bébés doivent faire telle ou telle chose. Ses manuels décrivent le développement de l’enfant mais ne prennent pas en compte les spécificités individuelles de chacun. Chose qui nous parait invraisemblable aujourd’hui !

En 1940, Madame DOLTO repère l’inconscient dans certaines pathologies infantiles. Elle donne une dimension psychique aux enfants. Elle observe les traumatismes provoqués sur des enfants séparés de leurs parents pendant la guerre.

Après la guerre, ce travail est approfondi par René SPITZ qui découvre « l’hospitalisme ». Il se rend compte que les enfants laissés en pouponnière, sans mère et sans attention particulière présentent de fortes carences. Enfin, le lien mère-enfant commence à être reconnu. On en déduit, avec les expériences menées parallèlement par DOLTO et PICKLER, que l’attention portée aux bébés est un besoin vital au même titre que manger et dormir. John BOWLBY théorisera durant cette même période le besoin d’attachement comme étant un besoin primaire.

Enfin, le bébé est reconnu comme un individu à part entière. On lui reconnait son besoin d’être entouré et choyé pour se développer de manière sécure.

C’est en 1960 que son statut change réellement. Des couches sont crées, des émissions de TV fleurissent et les crèches se multiplient. Des activités d’éveil sont même proposées aux enfants qui sont confiés en institution !

En 1977, l’échographie est inventée ! Elle permet de voir les complications précoces du foetus. Mais aussi, de prouver les compétences intra-utérines du bébé ! Il peut entendre la voix de sa mère! Des méthodes d’accouchement plus douces voient le jour.

En 1980, Thomas Berry BRAZELTON (pour ceux qui me lisent régulièrement, cet homme est une réelle source de savoirs pour moi) expliquent que les prématurés et les nouveaux-nés sont des êtres uniques ! Il accompagne alors les mères à prendre soin de leur tout-petit en leur montrant ses capacités. En parallèle, Françoise DOLTO prouve au monde qu’il est important de parler aux bébés. Les enfants perçoivent ce qui les entourent. Il faut donc  leur verbaliser beaucoup. Bref, petit à petit, il est démontré toute la richesse innée des bébés. Il est prouvé l’importance pour ce dernier d’être dans un environnement sain pour qu’il puisse grandir sereinement.

De ce fait, dans les années 90, l’enfant prend une place bien à lui. On cherche à favoriser son développement. A l’accompagner. On le considère enfin comme un être doté de compétences depuis son plus jeune âge. Un individu à part entière. On lui reconnait des cordes à son arc. L’enfant sait se faire comprendre avant la parole. Il comprend déjà tellement avant de savoir parler. On encourage l’enfant à se développer de manière sécurisante.

Et aujourd’hui, ce travail continue ! Le bébé est reconnu. Il a sa place dans la société. Certains préjugés ont la vie dure mais de nombreux défenseurs des bébés défendent sa place haut et fort.

Regardez en arrière. Regardez le siècle passé. Vous imaginez les progrès réalisés ! Vos grands parents, et même vos parents ont vécu une enfance bien différente de la votre et de celle que vous donnez à vos propres enfants. Du chemin a été parcouru. Alors certes, on est en droit de se demander quel monde on va laisser à nos enfants au vu des éléments récents qui nous préoccupent. Mais aujourd’hui, je tenais vraiment à mettre « pause ». En un siècle, des tas de personnes se sont battues pour défendre la place de l’enfant en tant que tel. Alors même s’il faudra encore que nous nous relevons les manches afin de perpétuer cette évolution, on a le droit de se poser un instant afin d’admirer ce joli parcours. Même si tout n’a pas été fait (notamment en matière de stéréotypes de genre), l’avancée qu’il y a eu en si peu de temps est incroyable ! 

Merci à vous tous. Toutes ces personnes qui ont oeuvré, qui oeuvrent encore aujourd’hui pour faire évoluer les mentalités sur les bébés. Merci. Sans vous, nous n’en serions pas là.

Accordez vous donc cette pause. Vous pouvez sourire. Vous pouvez apprécier le chemin parcouru.

MERCI.

MERCI.

MERCI.

MERCI. 

enfance joyeuse

bébés

 

 

6 Commentaires

Ajoutez les vôtres
  1. 3
    Picou

    Ta rétrospective est très intéressante, à la fois édifiante quand on considère qu’un peu plus d’un siècle, c’est quand même si peu, mais encourageante quand on voit le chemin parcouru justement en ce même temps…

    • 4
      Enfance Joyeuse

      Merci pour ton commentaire !
      C’est tout à fait ça…
      Il faut continuer à croire à toutes ces belles choses qui vont continuer d’arriver ! 🙂

  2. 5
    WorkingMutti

    Merci ! J’ai trop écouté ma mère qui me disait justement que dans les années 90 mon pédiatre disait à toutes les mamans qu’un bébé avant trois mois ça dort, ca mange et ca remplit sa couche. Leur faire faire autre chose ne sert à rien. et il vaut mieux les laisser pleurer pour qu’ils ne soient pas trop capricieux. Et surtout ne pas trop les porter.

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