Non, ce n’est pas « juste une fausse couche ».

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien ! Il y a quelques temps déjà, j’ai posté sur mon Instagram, un petit texte que j’ai appelé « mon bébé a existé ». J’y parlais de fausse couche. J’ai été surprise de voir à quel point ce texte vous a parlé. Vous avez été nombreuses à commenter et partager vos vécus. Faire une fausse couche c’est encore un sujet tabou. On n’en parle pas. C’est d’ailleurs pour ça qu’on conseille aux femmes d’attendre les trois premiers mois avant d’annoncer leur grossesse. Pourtant, les fausses couches arrivent tellement souvent. Une grossesse sur quatre n’aboutit pas. Une femme sur trois fera l’expérience d’une fausse couche dans sa vie. C’est pour toutes ces raisons que j’ai eu envie d’écrire cet article aujourd’hui. Non, ce n’est pas « juste une fausse couche ».

5 raisons qui font que ce n'est pas "juste une fausse couche".

Ne minimisons pas.

Les femmes qui m’ont raconté leurs histoires sont toutes revenues sur un point majeur : l’incompréhension des autres. Parfois, il s’agit des personnes proches qui ne comprennent pas pourquoi on réagit ainsi alors que c’est « juste une fausse couche ». Parfois, ce sont des inconnus qui minimisent les sentiments des couples qui vivent cette épreuve. « Ce n’est rien. Il était encore tout petit. Tu ne l’as jamais rencontré. Tu en feras un autre. C’était même pas un bébé à ce stade. » Et toutes les autres phrases violentes.

Leur bébé a existé.

On ne peut jamais savoir ce qu’une personne ressentira. Nous avons tous nos propres ressentis. Ce n’est peut-être pas « grand chose » aux yeux de quelqu’un alors que ça sera vécu comme un réel tsunami dans la vie de tel autre.

Ainsi, je trouve ça très dur de minimiser les ressentis d’un couple qui subit une fausse couche car on ne sait jamais comment il le vit. La douleur est présente. Ce n’est jamais « qu’une fausse couche ». C’est toujours plus.

Alors avec cet article, j’espère permettre aux femmes qui me lisent de trouver du réconfort. Mais aussi de sensibiliser les autres pour éviter que de nouvelles phrases viennent heurter. Blesser. Anéantir. Des couples et des femmes qui vivent un deuil. Le deuil d’un enfant porté.

Ce n’est pas « juste une fausse couche » car un bébé a existé.

Que ça plaise ou non. Que ça gêne ou non. Ce bébé s’était installé. Il vivait déjà. Il existait. Même s’il n’était pas encore formé. Même si il n’avait pas encore l’apparence d’un bébé. Il a existé dans les coeurs. Il a existé dans les esprits et dans les rêves de ses parents.

En devant faire face à la fausse couche, un couple doit toujours se séparer de ses projections. Même si cela ne faisait que quelques semaines, le couple c’était déjà imaginé avec ce bébé au parc. Avait déjà refait dans sa tête la décoration de la chambre. S’était déjà imaginé si ce serait un garçon ou une fille. Ils s’étaient déjà projetés sur les futures vacances en famille. Ils avaient déjà investi cet enfant. Il était déjà au centre des discussions ou bien des coeurs.

Et le deuil de ces projections survient même s’il s’agissait d’un deuxième bébé. Ou bien d’une troisième fausse couche.

Même tout petit, il était là. Ce n’était pas « qu’une fausse couche ».

Ce n’est pas « juste une fausse couche » car elle provoque une peine immense.

Même si elle n’a pas duré longtemps, la grossesse a été présente. Des hormones ont été sécrétées. Perdre un enfant c’est demander à son corps et à son psychique de se remettre de tout cela.

Il peut y avoir un réel bouleversement hormonal. Et au delà des hormones, un réel bouleversement intérieur.

Quand une fausse couche survient on ne sait pas toujours pourquoi. La science nous dit que c’est pas de notre faute, que c’est ainsi. C’était peut être une anomalie de placenta. Une anomalie chromosomique du foetus. Une mauvaise implantation. Bref, faute à pas de chance.

Et derrière cette « non-explication », il y a une incompréhension. Et de l’injustice. « Pourquoi nous ? Qu’est ce qu’on a fait pour mériter ça ? » Et leurs questions resteront sans réponses.

Ce n’est pas « juste une fausse couche » car la culpabilité s’invite.

J’imagine à quel point ça doit être violent pour une femme d’entendre « c’est juste une fausse couche » quand elle est assaillie par des sentiments de culpabilité énormes.

Bien souvent, quand on porte la vie et que malheureusement, la grossesse n’aboutit pas, la femme culpabilise. Elle se donne tous les tors. C’est de « sa faute ».

Alors même si ce n’est pas le cas, que ce n’est pas le verre de rosé de l’anniversaire de tonton Jacques ou le cours de sport réalisé en début de grossesse : la culpabilité est bien souvent présente.

Alors non, ce n’est pas « juste une fausse couche ». Car une femme souffre. Car une femme se culpabilise d’avoir perdu son bébé.

Ce n’est pas juste « une fausse couche » car des douleurs physiques sont belles et bien présentes.

Qui a dit qu’une fausse couche c’était se réveiller un beau matin avec l’impression de ne plus être enceinte ? Faire une fausse couche ce n’est pas anodin pour le corps.

Il y a ces femmes qui doivent prendre un traitement car leur enfant n’est plus en vie. Certaines même devront vivre un accouchement par voie basse. Et il y a celles qui saignent et connaissent des contractions.

Alors chacune à leur manière, elle doive être actrice de cette perte. Chacune vit ce moment douloureux. Rien ne se fait par enchantement.

Elle souffre dans leur coeur et dans leur corps.

Ne minimisons pas la douleur que ressentent ces femmes. Ce n’est pas « juste une fausse couche ».

Ce n’est pas « juste une fausse couche », c’est un couple en deuil.

Chaque parent vivra ce deuil à sa manière. Certains passeront vite au dessus pour ne pas s’attarder sur leur peine. Certains auront besoin de plus de temps.

Il y a ces femmes qui ne comprennent pas que leur conjoint s’en remette si bien, si vite. Il y a ces hommes qui ne comprennent pas pourquoi leur femme est si triste. Mais il y a aussi ces hommes qui vivent ce deuil comme un réel tsunami. Ne les oublions pas.

Chacun vit cette épreuve avec ses armes qui lui sont propres. Mais ça n’est jamais « rien ». Le couple s’en voit chamboulé. Leur projet de couple, celui de faire un bébé, s’en voit bousculé.

Ce n’est donc pas « juste une fausse couche » car des couples sont derrière cela. Des êtres vivants. Qui doivent gérer avec ça. Chacun à leur manière.

Pour conclure, la fausse couche n’est jamais qu’une fausse couche. Elle arrive à un moment T de la vie de certains couples. De nombreux couples. Sans trop de raisons bien souvent. Et ce n’est pas « rien » car elle vient chambouler des vies. Elle va faire des dégâts sur le moment. Et sur les mois, les années à venir. On n’oublie jamais un enfant que l’on a voulu. Qui s’est logé en nous. Que l’on a perdu. On ne l’oublie jamais. Il sera toujours là.

Ce n’est pas « juste une fausse couche » car votre bébé il a existé et il existera toujours dans vos coeurs.

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Non, ce n'est pas "juste une fausse couche". C'est bien plus que cela pour les couples qui le subissent.

  1. 1
    u

    Merci de rétablir la vérité. J’ai rédigé il y a quelques jours un article sur la question, plus axé sur la banalisation de l’événement des médecins. Mais les réactions de l’entourage font parfois très mal, au point que j’ai choisi de vivre 4 de mes 5 fausses couches dans le secret total. C’est terrible physiquement, psychologiquement, d’autant plus quand ça se répète encore et encore… Et ça laisse des traces, même quand enfin on a trouvé le bout du tunnel. Le couple est marqué à vie.

    • 2
      Enfance Joyeuse

      J’imagine à quel point le secret et les mots maladroits de l’entourage peuvent rajouter à la douleur … Les fausses couches répétées sont une épreuve pour la femme mais tout autant pour le couple… On en parle que très peu mais finalement, c’est une terrible perte pour le couple qui projette ensemble de fonder une famille ou de l’agrandir. Cette perte vient bouleverser tellement de projets et de projections… Ça laisse forcément une trace.
      Merci pour ce témoignage…
      Et plein de bonheur avec cette grossesse <3

  2. 3
    Jessica

    Merci , pour ces quelques mots qui peuvent faire toute la différence .
    Cela fait tout juste une semaine que cela nous est arrivé.
    C’est une réelle perte et une épreuve pour mon conjoint et moi même.
    Moi je le dis clairement :
    « Je viens de perdre mon bébé « 
    C’est violent mais c’est ce que je ressens .

    • 4
      Enfance Joyeuse

      Je suis sincèrement désolée pour vous… C’est une épreuve terrible. Vous avez entièrement le droit de dire que vous venez de perdre ce bébé. Je ne trouve pas ça violent. Ce sont les faits. Ce sont vos ressentis. Et il est entièrement légitime que vous ayez besoin de le dire et de poser des mots dessus.
      Je vous souhaite beaucoup de courage à tous les deux et je vous souhaite plein de bonheur pour la suite <3
      A bientôt,
      Charlotte.

  3. 5
    Emilie

    Merci. Ma première fausse-couche m’a anéantie. Culpabilité immense, un tsunami dans ma vie qui m’a conduite à me questionner en profondeur sur la maternité. 4 ans de réflexions chez la psy avant de retenter l’aventure. Un enfant vivant. Et il y a 7 mois une nouvelle fausse-couche que je n’ai absolument pas vécue de la même manière. De façon très détachée, sans le chagrin de la première sur laquelle je pleure toujours 13 ans plus tard.

    • 6
      Enfance Joyeuse

      Merci pour votre témoignage !
      C’est un réel ouragan que peut provoquer une fausse couche. La culpabilité dont vous parlez est très fréquente. Cette fausse couche vous a énormément touchée et c’est votre droit le plus strict. Ce n’était pas « rien », ce n’était pas « juste une fausse couche ». Et puis, comme vous le soulignez, chaque deuil est différent. Et chaque femme le vit à sa propre manière.
      Je suis ravie de lire que vous avez réussi à fonder votre famille <3 Même si, bien évidemment, cela ne veut pas dire oublier ce premier bébé.
      Je vous souhaite beaucoup de bonheur pour la suite,
      A bientôt,
      Charlotte.

  4. 9
    Maud

    je te souhaite que cette peine s’allège avec le temps, non en effet ce n’est pas juste une fausse couche, ton bébé a existé, il était présent en toi, dans ta tête, dans ton coeur et ta peine est tout à fait légitime. merci pour ce joli texte rempli d émotions.

    • 10
      Enfance Joyeuse

      Merci pour ce commentaire,
      En revanche, je ne parle pas de moi personnellement. Il s’agit d’un texte pour toutes les femmes l’ayant vécu.
      Ainsi, je pense que ton message de soutien leur ait dédié… 🙂 Et les touchera certainement.
      A bientôt;
      Charlotte.

  5. 11
    Lala

    Bonjour,
    J’ai perdu un bébé à 22 semaines de grossesse et accouché par voie basse. Pour moi ce n’était pas une fausse-couche tardive mais la perte de notre bébé et de nos rêves échafaudés depuis plusieurs mois. Même si je suis devenue maman depuis, je pense souvent à ce petit garçon et à ce qu’il aurait pu être et devenir.

    • 12
      Enfance Joyeuse

      J’imagine votre douleur. Les fausses couches qu’on appelle tardives et qui nécessitent un accouchement par voie basse sont une épreuve terrible pour les couples. C’étaient votre enfant et vos rêves qui se sont en allés, si brutalement…
      Je suis ravie de lire que vous avez pu devenir maman depuis ! J’imagine comme cet enfant doit vous combler de joie même si bien sur, vous pensez encore à ce premier bébé.
      Merci pour votre témoignage,
      Je vous souhaite plein de belles choses pour la suite,
      Charlotte.

  6. 13
    Maman Chamboule Tout

    Merci Charlotte pour cet article particulièrement vrai. En effet, la fausse couche est souvent minimisée, la douleur qu’elle génère l’est également comme tu le remarques si bien. J’espère qu’un jour les choses changeront et c’est grâce à des textes comme celui-ci que ce sera possible !

    • 14
      Enfance Joyeuse

      Merci beaucoup pour ton soutien !
      J’espère que des articles comme celui-ci pourront sensibiliser certaines personnes de manière à ce que les couples soient accompagnés en douceur dans cette épreuve si difficile.
      A bientôt,
      Charlotte.

  7. 15
    Workingmutti

    Je te remercie de poser des mots très clairs sur ces sentiments <3. Une fausse couche est en effet physiquement très douloureuse. Je me souviens de ma première, j'ai cru que j'allais y passer à cause de l'hémorragie qui faisait que je ne pouvais pas quitter ma baignoire. On m'a expliqué ensuite qu'une fausse couche en effet pouvait être aussi douloureuse qu'un début d'accouchement. Le mécanisme est le même, mais il n'y a aucune hormone du bonheur la dedans.

    Le pire c'est quand on dit au couple de réessayer. Comme à chaque fois on était dans un simple jeu de loterie.

    Les fausses couches à répétition sont également très mal prises en charge. Il faut 3 FC consécutives pour réaliser un bilan. Si on a fait 2 FC, mené une grossesse à terme, puis réalisé 2 FC, on considère que non "c'est normal" ….

    • 16
      Enfance Joyeuse

      J’imagine ta douleur et ton angoisse dans cette baignoire.. Comme tu le dis, faire une fausse couche s’apparente à un début d’accouchement sans aucune hormones pour nous aider à gérer la souffrance..
      Pour les fausses couches à répétition, j’ai demandé à un gynécologue l’explication des fameuses trois fausses couches pour faire un bilan. Ca serait dû au fait que « trop de femmes font des fausses couches et que ca demanderait des bilans trop réguliers pour un élément assez fréquent. » Entendons sortir trop de sous je pense mais aussi mettre en place un accompagnement adapté (donc du temps) alors qu’on a rarement d’explications.. A trois FC, il y aurait plus de « chances » (et je pèse mes mots) de savoir d’où ca vient et donc de pouvoir aider le couple…
      Je trouve ca dommage pour tous les couples qui restent en souffrance, souvent sans accompagnement..
      Merci pour ton partage,
      À bientôt,
      Charlotte.

  8. 19
    Maman Lempicka

    J’ai eu la chance de ne jamais en faire, mais j’ai toujours immensément compati à la douleur de mes proches qui en ont fait (ma belle-soeur, une amie). Je te rejoins sur chacun des points, c’est un deuil physique et psychique à accomplir.

    • 20
      Enfance Joyeuse

      Merci pour ce message de soutien,
      C’est un réel deuil à accomplir. Et rien que d’en prendre conscience, on ouvre notre regard et on peut accompagner les couples qui le vivent avec empathie.
      A bientôt,
      Charlotte.

  9. 23
    Laetitia dmem

    Me concernant, après la tristesse, la colère. Parce qu’on y est jamais préparé… en fait au collège on vous apprend en SVT la conception, puis la prévention sur les MST et les relations sexuelles non protégées, le risque de grossesse, en famille on en parle pas c’est tabou… mais jamais on vous sensibilise au risque de complications de grossesse (que ce soit les FC au tout autre pbm). La plupart des gens ignorent que ça puisse leur arriver avant que ça n’arrive réellement… Cela nous permettrait peut être d’être plus détachés face aux FC lorsqu’on la subit, de déculpabiliser plus rapidement, d’en parler plus librement. personnellement ça m’aurait aider, car autour de moi personne n’avait vécu de FC à ma connaissance, mais lorsque ça m’est arrivé, des tas d’histoires me sont parvenues! J’étais en colère, et attristée de voir que les femmes cachent ces événements comme une honte alors que les médecins disent que ça peut arriver, que ce n’était pas anormal. Alors oui on ne va pas déverser à nos interlocuteurs notre histoire triste pour ne pas plomber l’ambiance. Mais si une occasion se présente d’en parler, il ne faut pas en avoir honte. Biensure ne pas en parler et sensibiliser trop tard lorsque les femmes sont enceintes, ce seraient inappropriés. Enfin maintenant je me suis fait une raison, être tomber enceinte 2 fois et être toujours sans enfants, la routine…

    • 24
      Enfance Joyeuse

      Malheureusement je suis d’accord, la fausse couche est taboue. On n’en parle pas. On le cache bien souvent. Et quand on se retrouve confrontée à cela, on découvre tout ce qu’une fausse couche signifie. Et d’un coup. Brutalement.
      Du coup, je comprends entièrement votre sentiment de colère..
      Et je vous soutiens totalement dans l’idée qu’il faut en parler si l’occasion se présente pour ne plus en faire un tabou et pour sensibiliser à cela.
      Je suis sincèrement désolée pour vous de lire votre histoire. Et je vous souhaite plein de courage dans ces moments douloureux. Je vous souhaite, très sincèrement, que vous puissiez fonder la famille dont vous rêvez. Ne perdez pas espoir… De nombreuses femmes témoignent sur le blog et certaines ont vécu de réels combats pour devenir mamans et y sont arrivées ! Je vous souhaite de tout coeur plein de bonheur pour la suite !
      A bientôt,
      Charlotte.

      • 27
        Siloé

        Merci pour votre texte. J’ai rarement lu un article sur ce sujet dans lequel j’ai pu me reconnaître à ce point, dans lequel j’ai eu la sensation que quelqu’un a enfin compris…
        Les fausses couches, surtout les précoces, sont souvent considérées comme des banalités. Mais quand tomber enceinte est un combat de chaque instant, il y a peu de mots pour qualifier l’état d’esprit dans lequel on se retrouve. Je suis maman d’une petite fille, mon petit miracle, de 10 jours et pour autant rien ne me permettra d’oublier qu’elle n’était pas la première, et qu’elle n’était pas seule.

        • 28
          Enfance Joyeuse

          Merci à vous pour ce message. <3
          Je suis tellement touchée que mon texte ait pu vous apporter du réconfort. Vous n'êtes pas seule ! Vous ne le serez jamais ! Même si la société banalise la fausse couche, ce n'est pas "rien". Jamais.
          Il s'agissait de vos bébés et vous ne les oublierez pas. Ils seront toujours dans vos coeurs. Ils ont existé en vous et ils auront toujours cette place dans vos pensées.
          Je suis heureuse de lire que vous êtes devenue maman et je vous souhaite beaucoup de bonheur avec votre petit miracle.

  10. 29
    Julia - Et maman tu deviendras

    C’est un très bel article qui résonne j’en suis sûre en beaucoup de femmes, d’hommes et de couples.
    C’est important de mettre aussi en lumière les moments difficiles lié à à un désir d’enfant, à une grossesse. Ils existent et méritent d’être abordés.
    A bientôt Charlotte 😊

  11. 31
    Richard

    Merci pour ce post qui fait du bien, et aussi du mal.
    Cela fait tout juste une semaine que j’ai appris qu’il n’y avait aucune activité cardiaque. J’etais enceinte de 4 semaines, c’est arrivé tres vite (à peine 1 mois apres l’arret de la pillule) et j’etais détachée de tout cela, jusqu’à apprendre ma grossesse.
    Je me suis vite projetée, et apprendre la perte de ce tout petit embryon a été très dur.
    Dur pshychologiquement mais aussi physiquement. J’ai mal, je me sens inutile, sans intérêt…
    J’ai tellement hâte de m’en remettre et de retenter notre chance. Je veux avancer mais mon corps ne suit pas ma pensée, ce n’est pas évident et cela me met un coup au moral. L’un ne va pas sans l’autre. Même si je me sens prête mentalement, mon corps me rappelle que non. Alors mon mental replonge. C’est long…

    Merci en tout cas ❤️

    • 32
      Enfance Joyeuse

      Je vous envoie des milliers de pensées <3
      Ce que vous avez vécu est douloureux. Pour votre corps. Pour votre mental. Et c'est tout à fait normal que vous ayez besoin de temps... Tout en ayant envie de recommencer. Cette ambivalence est légitime...
      Écoutez-vous. Quand votre corps se sentira prêt et que vous aussi, vous serez prête à porter la vie à nouveau, vous pourrez réessayer.
      Je vous souhaite plein de courage.
      Votre bébé a existé.
      Charlotte.

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