Marnie, mon accouchement physiologique plus que parfait. #

Bonjour à tous ! Qu’est ce que je suis heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour vous partager le récit d’accouchement de Marnie. Elle et son mari savaient qu’ils voulaient donner naissance à leur enfant de la manière la plus physiologique possible. Et finalement, tout s’est passé comme prévu. Et qu’est ce que ça fait du bien de lire des témoignages comme celui-ci. Je ne vous en dis pas plus et je vous laisse immerger dans ce cocon, dans cette naissance hors du temps… Dans cet accouchement parfait. ↓

Marnie, son accouchement parfait.

Ça y est, nous sommes le premier mars, ce mois tant attendu ! Alors, quelle sera la date de l’accouchement ? Les paris sont ouverts !

Une semaine passe, toujours aucun signe de son arrivée. Je me sens toujours en pleine forme, comme tout le long de cette merveilleuse grossesse. Nous sommes le 8 mars. Plus qu’une longue semaine avant son arrivée présumée.

Nous sommes vendredi, mon mari ne travaille pas, nous décidons d’acheter tout ce qui nous manque avant que ce bout’chou vienne chambouler notre petite vie. Nous commençons l’après-midi par un petit tour dans le centre-ville puis nous enchainons avec deux énormes pleins de courses, histoire de préparer de bons petits plats que nous congèlerons et qui nous permettrons de profiter des premiers jours sans se soucier des repas. A la fin de cette
journée, je me rappelle ces quelques mots que je me répétais : « Ça y est, nous avons tout ce qu’il faut pour ton arrivée mon petit bébé, tu peux venir quand tu veux maintenant… »

Comme chaque soir depuis quelques temps, nous nous détendons devant les anciens épisodes de « Game of Thrones ». La nouvelle saison arrive d’ici quelques semaines, il serait dommage d’avoir oublié tous ces personnages !

Vers minuit, nous partons nous coucher. Je constate, avec surprise, que j’ai perdu le bouchon muqueux. J’en fais immédiatement part à mon mari tout en lui rappelant que cela ne veut absolument rien dire. En effet, certaines femmes perdent leur bouchon muqueux plusieurs semaines avant le jour de leur accouchement. Je me couche en étant à la fois excitée, car cela annonçait tout de même que le travail commençait doucement, mais aussi en étant prudente de ne pas m’emballer trop vite. Finalement, je m’endors rapidement.

Il est 1h30 du matin et je suis (déjà ?) réveillée par de petites contractions. Des contractions, j’en ai eu tout le long de ma grossesse, donc je sais à quoi ça ressemble. Mais à ce moment-là, j’ai bien conscience que ce ne sont pas les mêmes que d’habitude. Elles ne me font pas spécialement mal, juste je les sens vraiment très bien. Pas d’affolement ! C’est mon premier enfant et on le sait toutes, le travail est vraiment très long pour un premier. Je décide de ne pas réveiller mon mari avant 6 ou 7 heures du matin. Je me rendors étonnamment tranquillement mais c’était sans compter ce deuxième réveil à 4h30. Cette fois-ci, les contractions sont douloureuses mais largement supportables. Elles sont presque régulières, à peu près toutes les 10 minutes. Bien que je m’étais promis de ne pas compter, finalement, je n’ai pas pu m’en empêcher à ce moment-là. Ce fut le seul moment où j’ai regardé l’heure et compter les contractions. Certes ces dernières étaient totalement gérables, mais finalement, je ne voulais pas vivre cela toute seule. Je réveille mon mari, toute gênée, en lui expliquant la situation. Je crois qu’il n’y avait pas meilleur réveil ! Lui qui d’habitude laisse sonner son alarme pendant 30 minutes avant d’être à peu près réveillé, là, il fait presque un saut dans le lit en me demandant ce qu’il pouvait faire !

Finalement, tout ce que j’avais besoin c’était qu’il soit près de moi pendant ces contractions, que je sente ses bras m’enlacer pour accueillir ces vagues qui m’immergent en entier.

Bon, il est 6h30 et cela fait un moment que nous gérons ensemble des contractions qui deviennent vraiment douloureuses. Je me vois me plier en deux pour certaines, me mettre à quatre pattes pour d’autres, mais la meilleure position pour moi est allongé. Pourtant, je me rappelle mes cours de préparation à l’accouchement : « pendant le travail, il faut bouger, varier les positions, bouger le bassin pour faire descendre le bébé et faciliter la dilatation du col ». Alors oui, j’ai ces mots en tête mais dis donc qu’est ce que c’est dur de rester assise sur le ballon ! Je décide de prendre une douche bien chaude, il paraît que cela détend et que les contractions sont plus faciles à gérer. Je ne sais pas ce qu’il me passe par la tête, je me lave les cheveux et je me revois vouloir absolument faire mon brushing ! Comme si cela était le moment … Evidemment, c’était bien difficile et je devais éteindre le sèche-cheveux pour gérer les contractions et me mettre accroupie.

Je rigole encore de ce moment, j’étais vraiment concentrée à fond sur mes cheveux !

Bon, trêve de plaisanterie, il est déjà 7h30 et je sens bien que je suis faible. Je demande à mon mari de me faire réchauffer un petit plat pour prendre des forces. Ce sera donc petit risotto aux champignons ! Super, j’en raffole !

Mais les contractions sont toujours bien présentes, douloureuses et je peine à manger mon assiette entièrement. Ma meilleure amie m’avait préparé des petits mots d’encouragements donc je demande à mon mari de m’en lire quelques-uns pour me changer les idées. Certains me font bien rire même si j’ai la tête ailleurs pour gérer et accueillir au mieux ces contractions.

Je suis avec mon mari, il m’aide à respirer correctement car c’est vrai qu’avec l’intensité des contractions et la douleur, j’ai tendance à m’emballer et à ne plus respirer convenablement. Je me calque sur ses grandes respirations, je reste concentrée en le regardant dans les yeux et je ne cesse
d’imaginer tout cet oxygène inspiré parcourir mon corps pour arriver jusqu’à mon utérus et aider pour les contractions. J’essaye aussi d’imaginer la petite tête de mon bébé sur mon col, qui exerce des pressions pour favoriser la dilatation du col. Cela fait partie de ma préparation à l’accouchement et je dois dire que ces exercices de visualisations ont été très bénéfiques pour moi.

Il est déjà 11 heures mais comme je n’ai plus regardé l’heure depuis 4h30, je ne sais absolument pas où j’en suis. Je demande à mon mari « quand est-ce qu’il faut partir à la maternité ? ». Je savais la théorie : attendre d’avoir des contractions toutes les 10 minutes pendant au moins 2 heures. Mais mon projet était d’arriver le plus tard possible à la maternité. Je me sens bien chez moi, je gère super bien les contractions grâce à mon mari, je n’ai pas envie de casser ce rythme. Je l’entends me répondre : « Si tu me demandes quand est ce qu’il faut partir, c’est que c’est le moment d’y aller. »

Nous mettons encore 1 heure à préparer toutes nos affaires bien que les valises soient bouclées depuis quelques semaines déjà. Je me vois demander à mon mari de rajouter ce tee-shirt, cette lampe, ce plaid, … et bien entendu je n’oublie pas de prendre mon doudou. Des choses auxquelles je n’avais pas besoin jusque-ici, mais là, nous partions pour la maternité, et je voulais retrouver ces choses de chez moi.

Bon aller ça y est, il est 12h, nous partons. La maternité se trouve à peine à 3 minutes en voiture. Alors oui, 3 minutes ce n’est rien en temps normal. Mais là, le trajet me semble interminable ! Je veux juste pouvoir m’allonger.

Les contractions sont vraiment douloureuses à ce moment-là mais heureusement j’ai encore quelques minutes pour reprendre mon souffle entre chaque. A la maternité, nous ne sommes pas « prioritaires ». Un couple se trouve déjà dans le cabinet de l’administration donc on nous fait patienter dans la salle d’attente. Avez-vous déjà vu une femme sur
le point d’accoucher attendre patiemment assise sur une chaise dans une salle d’attente ? Mission impossible ! Mais une autre femme enceinte est là aussi, elle doit avoir un rendez-vous de planifié et
je ne veux pas l’inquiéter ! Je prends énormément sur moi pour gérer ces contractions. J’entends enfin au loin une sage-femme dire « Il faudrait peut-être s’occuper de la dame, elle contracte toutes les 4 minutes ! ». Je me sens enfin écoutée ! Certes c’est un premier enfant, certes le travail est long,
certes je gère super bien donc je n’hurle pas, mais occupez vous de moi s’il vous plait !

Près de 30 minutes d’attente plus tard, c’est enfin le moment de m’examiner. Le verdict tombe, je suis dilatée à 6cm ! Je suis tiraillée entre la joie d’avoir pris le temps et d’être déjà à 6cm mais aussi la déception de me dire qu’il reste encore environ 4 heures avant la dilatation complète… La sage-femme commence à lire notre projet de naissance et nous informe que la salle nature est disponible.

Première bonne nouvelle qui me permet de me détendre. Elle nous dit ensuite qu’elle reviendra m’examiner dans une heure. Nous continuons donc tous les deux de gérer ces contractions, toujours
bien douloureuses, mais je dois rester allongée sur le lit avec le monitoring. Il est déjà 13h30.

Notre sage-femme est de retour pour l’examen. Je l’entends nous dire que c’est super, le travail avance vraiment bien puisque je suis à 8cm. Chouette ! Je suis vraiment reboostée mais en même temps je sens que tout s’accélère dans mon corps. A peine 15 minutes après qu’elle soit repartie, la
poche des eaux se rompt. Cela est vraiment très impressionnant, ça fait littéralement comme un énorme ballon d’eau qui éclate. Nous rappelons la sage-femme mais elle nous dit qu’elle repassera tout de même que dans une heure pour m’examiner. Je m’entends alors lui dire « Ce n’est pas
possible, j’ai envie de pousser, vous ne pouvez pas partir ! ». Elle décide de m’examiner mais je sens bien qu’elle le fait un peu à contre-cœur, comme pour me « prouver » que ce n’est pas encore le moment. Il est 14 heures et la sage-femme s’exclame alors « Ah oui, en effet, vous êtes à 10cm, sa
tête est là, je vais chercher ma collègue !! »

Tout s’accélère autour de nous, rien n’est prêt mais pourtant j’ai vraiment envie de pousser. Je crois que je n’ai même pas attendu qu’elles soient prêtes. Je pousse pendant une petite demi-heure, ce n’est pas facile et très physique, mais je sens que sa petite tête est là ! Cela donne tellement de
force ! Entre chaque contraction, j’ai largement le temps de respirer et de reprendre des forces. Je me rappelle même rigoler un moment avec le personnel, à ma plus grande surprise ! Mais moi je me sens bien. Les contractions au moment de pousser ne me font pas du tout mal, je sens juste que c’est le moment de tout donner. Mon mari est toujours près de moi, il m’aide toujours à tenir de grandes respirations et il m’encourage. Sans lui, rien n’aurait été possible depuis le début du travail.

Ça y est, je sens sa petite tête passer et donc le fameux « cercle de feu » dont toutes les mamans parlent ! Je suis complètement shootée à l’ocytocine, je suis tellement heureuse. Notre petit bébé est déjà sur mon ventre ! Nous sommes si émus ! Je me vois encore serrer ce petit être tout fort contre moi et répéter « mon bébé » sans cesse. Nous attendons que le cordon s’arrête de battre avant de le couper, puis nous avons deux heures en peau à peau rien que tous les trois. Nous profitons pleinement de ces nouveaux moments à 3 quand tout à coup, au bout de quelques minutes, nous nous rendons compte que nous ne connaissons toujours pas son petit secret.

Alors, petite fille ou petit garçon ? Nous découvrons avec joie que nous avons une petite fille et en la voyant, ce fut clair et limpide : Bienvenue à toi, notre petite Ambre.

Merci du fond du coeur Marnie pour ces mots. Qu’est ce que j’ai pris plaisir à lire ton portrait. Le sentiment de chaleur qui se dégage de tes mots m’a saisi. Tu m’as embarqué avec vous. J’ai vécu les vagues avec toi. Et je suis si heureuse pour vous que tout se soit déroulé ainsi. « Accouchement parfait » comme tu me l’avais dit lors de nos échanges. Parfaitement parfait.

Ce texte me rappelle, à chaque mot, la puissance du corps des femmes. Mais montre aussi, qu’en respectant les besoins de la femme, les accouchements physiologiques sont possibles. Alors merci aussi pour ça.

Plein de bonheur à tous les trois.

Et vous ? Qu’est ce que vous inspire ce témoignage ?

// Je vous informe que la catégorie des « portraits » du blog va fermer ses portes pour quelques temps. Depuis plus d’un an, chaque dimanche, une maman partage son histoire. La section rouvrira dans quelques temps pour une nouvelle « saison ». A bientôt et merci pour tous vos partages. //

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Marnie et le récit de son accouchement parfait qu'il est si agréable à lire... Un cocon de douceur et de chaleur que toutes les futures mamans devraient lire !

    • 2
      Enfance Joyeuse

      C’est vrai que Marnie nous embarque avec elle.
      Qu’est ce que son texte m’a fait du bien. Comme tu le dis, ça semble si facile. Ça inspire.
      Merci pour ton message et à bientôt !

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