D’un accouchement physiologique à ce sentiment d’amertume… #

Aujourd’hui c’est Julie qui nous raconte son accouchement. Elle avait prévu un projet et souhaitait un accouchement physiologique. Mais malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu… Je vous laisse découvrir son récit ↓

D'un accouchement physiologique à ce sentiment d'amertume...

Un projet de naissance physiologique…

Dés le début de ma grossesse, j’ai souhaité avoir un accouchement le plus physiologique possible. Je connaissais un peu le sujet, de par mon entourage qui avait fait ce choix et de par mon milieu professionnel, la petite enfance. Je suis éducatrice de jeunes enfants et travaille en crèche depuis 11 ans. J’allais apprendre encore beaucoup sur l’accouchement durant ces 9 mois de grossesse.

Tout d’abord le choix de la maternité conditionne beaucoup la suite des évènements. Car ce qui est évident dans une maternité sera sujet de « bataille » dans une autre voire ne sera pas négociable. Par exemple, la présence du papa dans le cadre d’une césarienne programmée est totalement prévue par l’équipe de certaines maternités et impossible dans d’autres.

Pour moi c’est la proximité de mon logement avec une maternité bien réputée et de niveau 3 qui a primé. Deux possibilités de maternité beaucoup plus ouvertes à l’accouchement physiologique s’offraient à moi, mais dans des villes voisines. Comme mon conjoint et moi n’avons pas de voiture, nous avons voulu faire au plus simple pour ce premier enfant. 

Pour préparer mon projet de naissance, j’ai assisté à toutes les réunions proposées par la maternité et j’ai pu poser mes questions. Ainsi je connaissais leurs pratiques et leurs conditions, il fallait que je m’adapte à certaines choses : pas de baignoire, pas de suspension, pas de péridurale déambulatoire, pas de papa pendant la pose de la péridurale ni pendant la césarienne… Une amie sage-femme m’a aidée à rédiger le projet de naissance que j’ai présenté au rdv du 9ème mois. J’ai ainsi obtenu l’accord de la professionnelle sur plusieurs points : liberté de mouvement grâce au monitoring en discontinu, pas d’intervention sans mon consentement (injection d’ocytocine, rupture de la poche des eaux, épisiotomie…), positions physiologiques pour les poussées (sur le côté, à 4 pattes ou la positon gynécologique adaptée « De Gasquet »), attendre un peu avant de couper le cordon, ne pas faire d’aspiration automatique sur le bébé…

Par ailleurs je me suis préparée de mon coté en faisant quelques séances de yoga, de sophrologie et je m’entraînais à souffler dans le winner flow, une sorte de sifflet, pour gérer la douleur des contractions le jour J.

La menace d’un déclenchement…

La date prévue de l’accouchement correspondait bien à ce que je pensais, j’aurai même parié pour le 8 au lieu du 11. Je redoutais le déclenchement car ma sœur en avait subi un, même après 36 heures son col ne s’ouvrait pas et on a fini par lui faire une césarienne. C’était donc le scénario auquel j’espérais échapper. 

Hormis les 3 premiers mois teintés d’angoisse, j’ai eu une grossesse de rêve. Très peu de désagréments et la forme jusqu’au bout, et… aucune contraction… J’arrive donc au rdv du 9ème mois certaine que mon col n’a pas bougé. La sage-femme m’ausculte, mon col est ouvert à 2 et le bébé est assez bas ! Elle me rassure, même si j’ai un déclenchement ce sera « plus soft » que celui de ma sœur, seulement une perfusion d’ocytocine.

Le jour du terme, toujours aucun signe de travail, l’échographie et le monitoring sont bons. La sage-femme me rassure, un déclenchement n’empêche pas de respecter le projet de naissance. Elle me dit que parfois une petite dose d’ocytocine suffit à provoquer les contractions et qu’ensuite le travail se fait naturellement.

Tout faire pour éviter le déclenchement.

  • Ménage, vitres
  • Marcher
  • Escaliers
  • Piscine
  • Danse
  • Faire l’amour
  • Tisane de framboisier
  • Acupuncture
  • Décollement des membranes
  • Ostéopathie

Arrivée à J+5 toujours rien, toujours en forme… Même si les signes cliniques de bébé sont bons, que je vais bien, que j’ai toujours autant de liquide amniotique, en France c’est le protocole prévoit un déclenchement à J+6.

La veille du déclenchement, je passe une bonne journée avec ma sœur venue exprès de Bordeaux pour voir sa nièce. Elle repart le surlendemain tôt en avion, alors à part si j’ai un accouchement express, elle ne verra pas ma fille. Je me couche assez sereine, je suis plus que prête, tant pis si ça ne vient pas de manière naturelle, je veux rencontrer mon enfant ! J’ai tout de même toujours espoir que les contractions me surprennent avant le rdv à l’hôpital… mais non ! On se rend à l’hôpital en métro, c’est l’avantage de ne pas y aller en urgence, je pleure un peu sur le trajet car cette fois, c’est sûr, le travail ne sera pas physiologique…

Arrivée à l’hôpital, le début des désillusions…

Nous arrivons pour 8 heures à la maternité, on nous a annoncé au téléphone que le service était chargé. J’ai pris un bon petit déjeuner et caché des dattes et barres de céréales dans mon sac. Je dis « caché » car on n’a pas le droit de manger pendant le travail mais je sais que cette interdiction n’est pas justifiée et qu’il me faut de l’énergie pour tenir. 

La sage-femme qui m’accueille ne me plaît pas beaucoup, elle n’est pas très souriante, sa stagiaire un peu plus. J’espérais tomber sur un visage connu car j’avais déjà vu une dizaine de personnes pendant les rdv. Tant pis on fera avec, elle n’a pas lu mon projet, pas le temps. Je lui explique l’idée principale mais voilà je suis perfusée et le monito est en continu car le déclenchement est considéré comme « pathologique » donc je n’ai pas le choix. On ne me demande pas si je veux être sur un ballon, je suis alitée directement et je comprends bien que l’équipe n’a pas le temps pour ce genre de chose donc je n’ose pas demander. Mon conjoint repère « une galette » sur une table alors on la pose sous mes fesses, ce qui me permet de me balancer un peu, assise sur le lit.

Au départ on essaye de s’amuser, on se filme, on communique pas mal avec la famille et les amis. J’ai amené une BD, le papa écoute de la musique. J’essaye de repérer mes contractions grâce au monito mais elles sont très discrètes. Je les sens à peine, je souffle dans le winner flow. La sage-femme vient régulièrement augmenter la dose d’ocytocine, je suis au maximum, et faire des touchers pour voir où j’en suis mais mon col peine à s’ouvrir vraiment à 2. Grosse déception, au dernier rdv, la sage-femme avait vu un peu large. Au bout de six heures, on me propose la rupture de la poche des eaux « pour que la tête appuie sur le col » et la péridurale « pour détendre les fibres ». Je suis prête à accepter car je sens que je l’embête un peu à vouloir attendre que ça se passe naturellement. Mais mon conjoint défend mon projet et lui dit qu’on peut attendre encore, pour dédramatiser un peu il rajoute  « qu’on a rien de prévu ce week-end ». Comme le col s’est raccourci un peu, la sage-femme accepte de nous laisser quelques heures de plus. Elle nous dit « bon on va essayer de faire du physiologique avec du non physiologique ».

Mais au toucher suivant, le col n’a pas évolué, il est 17 heures, elle me propose donc de rompre la poche « parce que je vais me faire engueuler moi sinon » et me conseille la pause de la péridurale en premier. La douleur est encore gérable mais je sais que le combo ocytocine et rupture de la poche donne des contractions très douloureuses et pas efficaces pour autant. Je donne donc mon accord pour la péridurale. L’anesthésiste arrive seulement une heure plus tard. Mon conjoint doit sortir de la salle pour cet acte mais cela se passe bien, ce n’est pas très agréable mais vite fini. L’anesthésiste me redit que je ne peux pas manger, juste boire de l’eau ou des jus. Oui oui je sais…

Ensuite la sage-femme vient pour rompre la poche des eaux, ce n’est pas douloureux. A chaque contraction je sens désormais comme une fuite d’eau. Il est 19 heures, c’est la fin du service pour l’équipe de jour. La stagiaire vient me voir avant de partir, me dit qu’elle espère malgré tout que je garderai un bon souvenir de mon accouchement et que pas d’inquiétude ça ira plus vite pour le 2ème et encore plus vite pour le 3ème enfant. Heu… mais déjà qui te dit que je veux d’autres enfants ?? C’est quoi cette injonction ? Et pour l’instant ça m’aide pas du tout de savoir ça je m’en fiche en fait !Mais comme je n’ai pas d’énergie à perdre, je dis oui oui, merci, au revoir !

Du physiologique au pathologique…

A partir de là, le travail commence vraiment, je ressens les contractions sur un côté. Au départ j’en suis plutôt satisfaite. Je sais quand souffler dans mon winner flow. Au bout d’un moment, cela commence à m’inquiéter et les contractions sont plus fortes. Je rajoute donc une dose à la péri et, sous les conseils par sms de ma copine sage-femme, je m’allonge sur le côté non anesthésié. L’équipe de nuit est là, cette fois la sage-femme n’a pas de stagiaire avec elle, elle sera donc encore moins disponible. Je suis contente car elle me dit qu’on essaiera de me positionner à 4 pattes pour faire avancer le travail, mais pas de suite, elle n’a pas le temps. J’ai besoin d’elle pour faire passer tous les câbles auxquels je suis reliées. C’est aussi ça, l’accouchement médicalisé, être dépendante de l’équipe soignante, pour faire pipi par exemple : la première fois que j’ai eu envie, on m’a enlevé le monito et la perf et j’ai pu y aller seule ; la deuxième fois, on m’a apporté une cuvette à mettre sous mon bassin, pas facile de faire pipi allongée et sous les regards des autres ! Sous péridurale on ne sent plus l’envie, on vient nous sonder de temps en temps… 

Vers minuit, le cœur du bébé s’emballe, son rythme cardiaque passe à 170. L’équipe n’a pas l’air affolé, ce qui me rassure. L’obstétricienne interne nous explique qu’elle va faire passer une sonde dans mon vagin pour recueillir une goutte de sang sur le crane de mon bébé. Ainsi on fera un test pour voir si c’est une infection qui augmente son rythme cardiaque. Je n’ai pas de fièvre, c’est plutôt bon signe. Etrangement, je n’ai pas trop peur pour mon enfant, je me dis qu’elle en avait sûrement marre elle aussi de tout ça. Mais j’ai bien conscience que si ça continue je suis bonne pour la césarienne. J’ai encore une fois utilisé mon sifflet pour bien m’oxygéner on m’a dit que ça n’avait rien à voir avec le cœur du bébé mais tant pis. Heureusement le test s’est révélé négatif et le cœur a ralenti.

C’est le milieu de la nuit, cela doit faire 18 heures que nous sommes là et j’ai réussi à dormir un peu mais mon conjoint non. Il a pour seul confort une chaise où il ne peut même pas caler sa tête, il ne sait plus comment se mettre, il est fatigué et il en a marre. Régulièrement, les sages-femmes viennent m’examiner puis nous disent revenir dans une heure. En réalité, elles sont rarement de retour avant 1h30. Le service est plein, des patientes ont été refusées et envoyées vers d’autres maternités. Je profite d’une visite de la sage-femme pour lui redemander la position à 4 pattes, elle a 5 minutes donc on le tente. Comme je suis déjà fatiguée, la position est très vite inconfortable et je ne peux pas en changer sans l’aide des soignants ! J’essaye malgré tout de bouger le bassin, et encore de souffler… puis je rappelle l’équipe pour me rallonger. 

J’essaie de parler rapidement à la sage-femme de mon projet. Pour ce qui est de la position physiologique pendant les poussées elle me dit que « dans mon cas ça ne va pas m’aider ». En revanche, elle est d’accord pour que j’utilise le winner flow du moins qu’on essaye pour voir si c’est efficace. Et pour mon bébé, pour le cordon ce n’est plus possible d’attendre avant de le couper car « on est passé dans du pathologique maintenant ». Je n’ose même pas demander pour l’aspiration car je connais déjà la réponse… Je me concentre sur ce qui m’importe le plus : sortir ce bébé en bonne santé !

Vers 4 heures du matin, enfin mon col est ouvert à 10, la sage-femme m’informe qu’elle va « accoucher la voisine » et qu’elle revient comme ça « on aura bien le temps ». On est impatient de son retour, enfin ça se termine ! Je me demande pourquoi je n’ai aucune envie de pousser alors que mon col est dilaté. Je m’en veux un peu d’avoir appuyer plusieurs fois sur la péri mais ça m’a permis de répandre le produit dans les deux jambes et puis maintenant j’ai peur de souffrir. Elle revient après deux longues heures, cela nous a paru interminable mais ça y est.

Cette fois, la sage-femme est accompagnée d’une auxiliaire de puériculture, je sais que c’est elle qui fera les premiers soins de notre bébé, y compris ceux que je ne souhaite pas comme l’aspiration. On m’installe en position gynécologique, on me dit que je peux attraper le haut du lit pour pousser mais je suis trop petite pour atteindre la barrière… tant pis je vais tenir l’arrière de mes genoux. Exactement la position que je voulais éviter, celle qui favorise épisiotomie et hémorroïdes. Il faut que j’attende une contraction et que je pousse 3 fois. J’essaye une première fois avec le sifflet mais c’est inefficace, la sage-femme me dit que c’est parce que le bébé est encore haut. Elle me rassure, me dit qu’on a le temps. Je lui dis « on a 30 minutes après c’est les instruments c’est ça ? ». Je vois dans ses yeux qu’elle aimerait bien que je n’ai pas cette information mais répond quand même que oui, dans 25 minutes si ça n’évolue pas, elle appellera les médecins.

Je pousse donc pendant 25 minutes, 3 poussées puis une pause et je recommence. Elles m’encouragent à base de « poussez madame, oui c’est bien, encore » comme dans les films, mais sans crier. Mon conjoint aussi, il me tient la main. Je ferme les yeux à chaque poussée, je me concentre pour ressentir là où je dois pousser mais je ne sens rien… Je m’en veux d’avoir autant dosé la péri mais on m‘avait dit que ça n’empêchait pas de sentir les poussées… En fait la tête du bébé est mal positionnée, elle est en transverse. Elles m’annoncent qu’elles appellent le médecin, c’est une femme. Elle vient avec l’interne que j’ai déjà vu pour la tachycardie. Je suis épuisée de pousser et je sens bien que c’est inefficace alors je m’en fiche maintenant d’avoir recours aux instruments, faites donc ! Il faut qu’elle sorte ! La gynéco fait un toucher pour voir la position du bébé et me dit qu’elle a une idée de l’instrument qu’elle va utiliser mais son interne va effectuer un autre toucher pour voir si elles sont d’accord. Oui, oui, faites vite.. Ce sera donc les forceps. Elles mettent des plombes à les installer, elles galèrent… Cette fois je suis bien contente d’avoir appuyé sur la pompe à péridurale et de ne pas sentir la douleur. A nouveau je dois pousser mais c’est inefficace, elles essayent une autre forme de forceps, encore beaucoup de temps pour les installer. Quelques poussées encore pour s’apercevoir que ça ne fonctionne pas. On passe alors à la ventouse, je dois de nouveau pousser mais je suis à bout de force, d’un coup je me sens faible et j’ai envie de vomir, je leur dit. Mon conjoint me tient une cuvette, la sage-femme dit que je ne vais pas vomir c’est juste que ça appuie sur mon estomac quand je pousse. Elle ne sait pas que j’ai mangé des dattes toutes la journée, et heureusement d’ailleurs ! Je vomis donc un peu, je suis au bord du malaise. Je me dis que si je lâche maintenant, on va m’emmener d’urgence pour une césarienne, j’aurai fait tout ça pour rien et puis c’est possible de faire une césarienne quand le bébé est déjà si engagé ? Je ne sais comment mais je trouve la force de pousser encore. Toujours les yeux fermés, dans ma bulle, je ne vois pas mais la gynéco tire de toutes ces forces sur la ventouse, ce qui impressionne le papa. 

Enfin, le bébé est là ! Extirpée de force, elle a des marques de forceps sur le visage, et la marque de ventouse sur le crâne. On la pose sur moi, elle pleure de suite, ce qui me rassure. Son pleur est beau, elle est belle. On nous demande son prénom, son nom, j’ai encore de l’énergie pour répondre. Je veux faire la tétée de bienvenue, je demande à l’auxiliaire mais elle me dit que non, on doit attendre que l’interne finisse de me recoudre. Je comprends alors que j’ai eu une épisiotomie, on ne m’a pas prévenue… Je me fous de tout à ce moment là car ma fille est avec nous mais quand même j’avais spécifié sur mon projet d’être prévenue en cas d’épisio, mais personne n’a lu mon projet… Aussi, comme j’ai perdu beaucoup de sang, l’interne me retire le placenta à la main, grâce à la péri ce n’est pas douloureux mais je sens qu’on trifouille mes entrailles, et ça dure longtemps. On me prend ma fille pour les premiers soins. Le papa donne des nouvelles par texto puis appelle ma mère car il veut que je lui annonce moi-même le prénom. Je suis encore les jambes dans les étriers et l’interne est en train de me recoudre, je lui demande si ça la dérange que je téléphone, elle me dit que non. Au passage je rassure ma mère, très inquiète et énervée de la tournure de l’événement, je vais bien et je suis heureuse. L’atelier couture s’éternise, j’entends l’interne dire à sa cheffe que ce n’est pas facile car « les tissus sont très fibreux ». Le papa passe derrière elle pour aller voir le bébé et par inadvertance il voit mon entrejambe… « Chérie je crois que tu as un prolapsus », il est corrigé par la sage femme, non ce sont des hémorroïdes. 

Ca y est, je peux enfin allaiter ma fille, je suis semi assise, on me la positionne bien pour qu’elle attrape mon sein, ça marche, c’est merveilleux ! Mais d’un coup j’ai chaud, j’ai le temps de dire au papa de la reprendre que je ne me sens pas bien. On me rallonge et on lève mes jambes. L’infirmier me donne « un remontant » à travers la perfusion. J’ai aussi très soif mais ça m’est encore interdit une heure, j’ai donc aussi une perfusion pour me réhydrater. Pour que mon bébé profite du colostrum quand même, la sage-femme me propose de le tirer manuellement, elle lui donnera à la seringue. Elle s’étonne de la quantité que « je donne », ce qui me fait plaisir, je n’ai pas réussi à accoucher comme je l’aurai voulu mais je vais pouvoir apporter pleins d’anticorps à mon bébé !

Voilà je vais m’arrêter là dans mon récit ! Les suites de couches n’ont pas été simples : besoin d’être transfusée car beaucoup de sang perdu, des difficultés à marcher, à m’asseoir et à uriner pendant plusieurs semaines… Sans m’étendre sur le sujet, je dirai juste que le post natal a été plus douloureux que le pendant. Je ne me sens pas traumatisée par cet accouchement mais déçue. Le bonheur d’être mère m’a permis de beaucoup relativiser cette déception dans les premiers temps. Deux mois après je garde tout de même un sentiment d’amertume, je n’ai plus très envie d’écouter les récits d’accouchements des autres. Je sais que c’était un moment unique dans ma vie et j’ai subi le protocole alors que je voulais en être l’actrice.

Je te remercie beaucoup Julie. Je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les trois.

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  1. 1
    Maman Chamboule Tout

    Encore un récit chargé d’émotions ! C’est malheureusement bien trop courant d’entendre ou de lire que les femmes et leurs souhaits ne sont pas respectés dans les hôpitaux « usine à bébé ». J’admire malgré tout la force de Julie qui a réussi à se concentrér sur le bonheur d’être maman pour ne pas trop ressasser son accouchement.

    • 2
      Enfance Joyeuse

      En effet, je trouve aussi qu’on l’entend beaucoup trop :'(
      Mais comme tu le dis, Julie a une sacrée force de réussir à se concentrer sur son bonheur…
      Merci pour tes mots,
      A bientôt,
      Charlotte.

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