Comment accompagner la frustration de son enfant?

Bonjour à tous ! J’espère que vous allez bien ! Aujourd’hui je vais aborder un grand concept avec vous qui est la frustration de l’enfant. Ce sentiment est intrinsèque à son développement. En grandissant, il y sera forcément confronté. Je vous donne donc quelques pistes pour l’accompagner ↓

frustration colère enfant

Pourquoi est il frustré?

Il faut savoir que les enfants sont confrontés à des frustrations dès le moment où il grandisse. On peut estimer qu’à partir du moment où il intègre que vous n’êtes pas lui et qu’il n’est pas vous, il va de fait, commencer à être frustré. Pour rappel, les enfants ne naissent pas en sachant cette vérité immuable. Ce n’est que vers 4/6 mois que l’enfant commence à se différencier. Il va faire l’expérience de ce qui est « moi » et « non moi ». Vous me suivez? Je sais que c’est un peu théorique mais c’est nécessaire pour expliquer d’où vient sa frustration 😉

Vu qu’il comprend qu’il ne peut pas satisfaire à tous ses besoins immédiats, il va commencer à faire l’expérience de l’attente. Il va analyser le fait qu’il y a un délai entre l’expression de sa demande et la réponse reçue. Même si elle est courte, elle sera frustrante.

Plus tard, lorsqu’il commencera à se déplacer, son champ d’exploration se verra limité. Auparavant, il n’y avait quasiment pas de règles autour de son exploration. Maintenant, certaines interdictions sont posées. Bref, le monde qui l’entoure devient synonyme de frustration !

Pourquoi réagit-il ainsi face à la frustration?

Il faut savoir qu’un jeune enfant n’a pas une palette d’expression très vaste. Face à un sentiment de déception, de frustration, il va se mettre à pleurer ou crier. Il va s’exprimer avec les moyens qu’il possède. Je sais que pour les parents, c’est un comportement complètement nouveau qui désarçonne. Notre petit bébé tout sourire commence à s’exprimer et à « s’opposer ». Sachez qu’il ne fait pas ça pour vous énerver.

Je dirai même qu’il est surpris par vos réactions. Avant, il était encouragé, félicité et vous faisiez rire. Maintenant, vous pouvez être amenés à froncer les sourcils ou hausser le ton de votre voix etc. Bref, même si vous ne faites pas cela consciemment ou dans le but de « gronder » votre enfant, pour lui, se sont des réactions nouvelles. Il ne saura pas toujours comment interpréter ces nouveaux comportements. Il va donc pouvoir pleurer, là encore, ne sachant tout simplement pas comment réagir. 

Comment accompagner sa frustration?

Ah ! Ca y est ! On y arrive ! 😉 

Je vous conseillerai dans un premier temps de ne pas rajouter des frustrations à son quotidien. De fait, il y sera confronté. Pourquoi « vouloir lui faire vivre la frustration »? C’est un élément de son quotidien. Et ce, dès le plus jeune âge. 😉

Il me semble également important que vous expliquiez les limites à votre enfant. A mon sens, c’est avec le temps et la répétition que votre enfant sera en capacité de comprendre ce qui est autorisé, interdit et dangereux. Je vous invite donc à choisir vos mots pour verbaliser. Ne croyez pas que votre enfant fait « exprès » de continuer telle action malgré votre interdiction. Il est en train d’intégrer la notion « d’interdit ». Il ne la connaissait pas jusqu’alors.

Petite info supplémentaire: si votre enfant refait l’action interdite sous vos yeux en souriant, ce n’est pas pour vous provoquer ! Vers un an, un an et demi, l’enfant n’est pas en capacité d’élaborer un comportement pareil ! Il va réagir ainsi car il est surpris de vos nouveaux comportements à son égard (regard noir, doigt en l’air etc…). Bref, il va refaire cet interdit afin de chercher votre regard en espérant que cette fois ci vous allez rigoler. Rappelez vous: quand il était petit, même les « petites bêtises » vous faisiez rigoler… Pourquoi plus maintenant? 😉

Ainsi, je vous conseillerai de toujours vous mettre à la place de votre enfant. Plus dur à faire qu’à dire ! On est bien d’accord. C’est un travail quotidien mais ça vous permettra d’adapter vos réactions aux siennes. 😉

Je pense qu’il est également important de pouvoir proposer du réconfort à son enfant même s’il a dépassé un interdit. Ces interdits sont des constructions d’adultes. Il est en train de les comprendre. Parfois, sa frustration sera très grande et il pleurera. Ce ne sera pas un caprice. Il déchargera simplement cette émotion. Ainsi, lui proposer du réconfort, ce n’est pas « céder ». 😉 C’est être accueillant et bienveillant. Je me rends compte que tous ces comportements ne sont pas toujours évidents à adopter. Attention, je ne veux culpabiliser personne et pointer personne du doigt. Chaque parent fait de son mieux et adapte ses comportements en fonction de ce qu’il désire faire avec son enfant. Je tiens cependant à vous donner quelques pistes afin que vous puissiez avoir des armes pour accompagner votre enfant dans cette phase qui n’est évidente ni pour vous ni pour lui 🙂

Et enfin, il me semble primordial d’accompagner la reconnaissance des émotions de l’enfant. Si petit, tellement d’émotions et tellement de difficultés à se faire comprendre ! Je vous conseille d’utiliser des livres pour enfants pour mettre des mots. Il existe également d’autres moyens de l’aider à s’exprimer et cela fera l’objet d’un article très prochainement 😉 N’hésitez pas à poser des mots de votre côté. A travers ces derniers, l’enfant pourra se sentir reconnu dans ses émotions. « Tu as l’air frustré. Je comprends, ce n’est pas évident. » Ces petites phrases sont d’une grande aide pour les bébés. 😉

Et vous? Etes vous confrontés à la frustration chez vous? Comment accompagnez vous votre enfant? Dites moi tout en commentaires 😉

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